Road-Trip Juillet : Vendredi 5 aout – Singapour

Vendredi 5 août : Ce matin nous sommes réveillés de bonne heure à cause de la chaleur et du décalage horaire. Après que notre hôte nous ai indiqué où manger un bon petit déj singapourien (une sorte de soupe aux nouilles chinoises), nous partons visiter ce que nous avions manqué lors de notre précédente visite. Direction donc Marina Bay, où l’on peut admirer le célèbre building du Marina Bay Sand, constitué de trois tours relié à leur sommet par un espèce d’immense bateau. Le bâtiment abrite des boutiques de luxe, un hôtel tout aussi luxueux et un casino. Nous prenons l’ascenseur qui emmène sur le « bateau » pour profiter de la vue qu’il offre sur Singapour. On n’est pas déçus du voyage : la ville est immense par rapport à ce à quoi la Nouvelle-Zélande nous a habitués, et pour cause : elle compte 5 millions d’habitants soit plus que la population totale néo-zélandaise ! Ce ne sont pas des maisons, mais des gratte-ciels que l’on voit à perte de vue. On voit aussi le port, couvert d’une myriade de bateaux. Le toit abrite aussi la terrasse luxueuse de l’hôtel, avec une piscine à débordement au bord du toit, du plus bel effet.

On redescend et nous mettons en quête d’une food-court que l’on nous a recommandé. Je ne rappelle pas l’avoir expliqué, mais en Asie et en Nouvelle-Zélande ce système est très utilisé : plusieurs boutiques de plats à emporter (entre 3 et 10 restaurants différents avec au choix pizza, indien, chinois, sushis, macdo, kebab…) sont rassemblés autours d’une cafétéria (entretenue grâce à une participation de chaque restaurant), et du coup chaque personne peut choisir le repas qu’il veut parmi un choix très large avant de rejoindre ses amis à une table : pas besoin de faire un consensus préalable sur la boutique où l’on va aller ! C’est un système qui mériterait de faire son entrée en France. Bref, nous allons dans la food court la plus réputée du coin, et c’est vraiment impressionnant : il doit y avoir plusieurs centaines de boutiques différentes, c’est immense, tout sent super bon et évidemment il n’y aucun plat que nous connaissons. Après un choix difficile (et pas mal hasardeux) nous testons un restau chinois qui sert des plats cuits à la vapeur. Perplexe devant la carte écrit en chinois et malaisien (et de toute façon parlant de plats dont nous ne soupçonnions pas l’existence), nous avons la chance de nous faire aider par un couple d’asiatiques qui nous dirigent vers leur plats favoris. On a donc testé du char siew, du porc cuisiné enroulé dans de la pâte de riz et plusieurs bao, des douceurs faites d’une pâte blanche sucrée et fourrée de pâte de lotus, de haricots rouges (c’est sucré) et d’autres choses. On accompagne le tout de jus de canne à sucre pressée devant nos yeux et d’une Tiger Beer. Après ce délicieux repas nous nous rendons à Chinatown, où nous avons rendez-vous avec Cat, une couchsurfeuse qui doit nous aider à acheter notre appareil photo : en effet afin d’éviter les arnaques à Singapour, j’ai laissé un message sur le groupe CS de Singapour en leur demandant quelles étaient leurs boutiques préférées et Cat s’est non seulement renseignée sur les prix pratiqués, mais a aussi négocié et commandé l’appareil photo pour nous, et s’est proposée pour nous emmener à la boutique ! La transaction s’est très bien déroulée et nous voici très bientôt les heureux possesseurs d’un Sony HX100v, d’une carte mémoire et de la pochette pour la modique somme d’environ 350€. On continue après à flâner dans Chinatown : on visite un temple bouddhiste superbe (et très kitsch), on boit du lait de coco à même le fruit, on fait les boutiques (j’ai trouvé un super kimono bien kitsch dont la vendeuse, d’une bonne foi exemplaire, m’assure qu’il est fait de soie véritable et brodé main, pour 15€, après négociations!)…

Puis nous prenons le métro pour retourner à l’aéroport luxueux (et son aquarium à papillon) où nous prenons un vol pour Kuching, une ville malaisienne située sur l’Ile de Bornéo. Le couchsufeur qui doit nous accueillir, Barry, ne nous a pas donné d’adresse mais juste le nom de la food court où il travaille comme cuistot ; heureusement le taxi sait où c’est ! Notre arrivée ne passe pas inaperçue : tous les malaisiens qui mangeaient là nous dévisagent, curieux sans doute de voir des touristes si loin des grands hôtels. Nous demandons à voir Barry, et il arrive et nous accueille très froidement, sans un sourire, et apprenant que nous n’avons pas mangé, nous intime l’ordre de nous asseoir à une table. Un peu désarçonné par l’accueil, nous nous demandons dans quelle galère nous sommes tombés. Barry nous rejoint bientôt et nous aide à choisir notre repas et notre boisson. On ne sait absolument pas ce que c’est, mais c’est vraiment bon ! Le plat est accompagné de pousses de fougères cuites comme des asperges, un régal, et d’un jus d’une sorte de goyave, pas mauvais non plus. Ça nous change de la nourriture kiwi ! Une fois que Barry a moins de travail, il nous emmène chez lui, un appartement plutôt coquet où nous avons notre propre chambre (plutôt exceptionnel pour le couchsurfing), et nous donne immédiatement un double des clefs, avant de repartir travailler. Claqués par le décalage horaire et la longue journée de marche dans Singapour (on a récolté notre lot d’ampoules), nous allons directement au lit.

Les photos.

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