Le voyage

Après un départ mouvementé (des travaux sur la ligne du RER de Charles de Gaulle, et donc un détour d’une heure, ce qui nous a fait arriver une heure avant le départ seulement), un voyage nauséeux (et oui, Mathieu a vomi 4 fois en 12h d’avion !), nous voilà enfin à Singapour, pour une escale de 12h.
Après une petite sieste à l’aéroport, nous avons pu aller en ville afin de visiter Chinatown, Heritage Center puis Little India, dont vous pouvez voir les photos en cliquant ici (vous pouvez faire un diaporama en cliquant sur « diaporama » en haut à gauche)
Nos impressions, une ville très multiculturelle, avec des lieux de cultes pour tout le monde, une population très mixte (entre les Indiens, les Chinois et les Malaisiens, on détonnait !). Le mélange entre les bâtiments « traditionnels » (notamment les lieux de culte) et le reste de la ville très moderne, est impressionnant.
On est rentré assez tôt à l’aéroport, le décalage horaire, la marche à pied et la chaleur humide ayant eu raison de notre enthousiasme. On a pu profiter des avantages de l’aéroport : clim, zone de repos avec des lits, bouffe, machine à masser les pieds gratuites (trop trop bien, surtout après avoir visiter Singapour !), internet gratuit… et surtout une pharmacie pour acheter des médicaments contre le mal des transports.
La deuxième partie du voyage est passée très vite, épuisés comme on l’était, on a dormi pendant presque tout le vol (et Mathieu n’était pas malade, youpi !). L’arrivé à Christchurch s’est très bien passée, l’aéroport est petit mais bien foutu. On a trouvé rapidement une navette qui nous a déposée devant notre auberge de jeunesse, depuis laquelle je vous écris.

Donc voilà… ON EST EN NOUVELLE-ZÉLANDE !!

Premier séisme !

Et oui, hier une petite secousse a été ressenti a Christchurch. C’était très léger, et si la personne chez qui on loge ne nous l’avait pas dit, je suis pas sûre qu’on s’en serait rendu compte. Ça fait un peu comme une turbulence dans un avion, ou comme un gros camion qui passe très près et fait trembler les murs.

Sinon on continue à cherche des appartements, et on visite un peu la ville : nous sommes allés à Litteltown et à la Gondola (un téléphérique vers un bâtiment panoramique sur les montagnes qui surplombent Christchurch et la baie de Littletown) mercredi, et au jardin botanique jeudi. Pour voir les photos de Litteltown (depuis la ville) puis de la baie de Litteltown et de Christchurch depuis Gondola, cliquez ici.

Home sweet home

Bonjour à tous !

Tout d’abord, désolés pour l’absence de nouvelles pendant ces derniers jours, mais on n’avait pas internet, donc forcement c’est plus difficile pour s’occuper du blog :D

Alors quoi de neuf par chez nous ? Et bien, on a trouvé une chambre dans une petite maison, j’ai (Elise) commencé mon stage, et on a eu un nouveau séisme, plutôt costaud cette fois ci (voir l’article suivant). On a aussi visiter le Botanical Garden, au centre de ville de Christchurch, où les premiers arbres commencent à fleurir. Vous trouverez les photos ici.

Un peu plus de détails sur notre chez-nous : on partage une maison de 9 chambres avec 5 kiwis (mais les chambres vides devraient bientôt se remplir!), à 30min à pied du centre ville. C’est pas vraiment une colloc au sens français du terme : on partage certes la cuisine et la salle de bain (enfin nous on a la nôtre) mais chacun vit sa vie de son coté, on ne partage pas les repas ou quoi. C’est plus une cohabitation qu’une collocation ! Mais on va essayé de faire changer un peu les choses, en mettant un repas commun par semaine par exemple.

Séisme 5.0

Alors, ce fameux séisme ! C’est arrivé lundi dernier vers 22h, magnitude 5.0. Sur le coup j’ai eu un peu peur, ca a duré juste assez longtemps pour que je commence à me demander si il fallait s’abriter ou pas (environ 10sec). Puis ca s’est arrêté, et on a oublié l’évènement, pensant que c’était juste une petite réplique auxquelles tout le monde est habitué ici. Mais le lendemain, en discutant avec mes collègues de boulot, il s’est avéré que c’était l’un des plus gros aftershock (= répliques) qu’il y ai eu depuis le séisme. On espère que ce n’est pas les signes avant coureur d’un autre gros séisme !

J’en profite pour vous faire profiter d’un site assez bien foutu : christchurchquakemap

Il s’agit d’une google map qui représente les derniers séismes en fonction de leur épicentre, leur profondeur et leur magnitude. En vous mettant sur « monday 4/10 », vous verrez la réplique de 5.0. Et si vous cochez la case « sticky dots », tout les épicentres des séismes resteront sur la carte. Enjoy !

Tant que j’y suis, un petit rappel sur l’échelle de Richter qui sert à mesurer la magnitude des séisme : c’est une échelle logarithmique, c’est à dire qu’un séisme de magnitude 4 sera 10 fois plus puissant qu’un séisme de magnitude 3.

Et notez aussi que le séisme qui a frappé Christchurch le 4 septembre était de la même magnitude que celui d’Haïti ! Ils ont donc eu beaucoup de chance de n’avoir aucun morts et très peu de dégâts matériel. Enfin, de la chance… Il faut aussi dire qu’ici les maisons n’ont quasiment jamais d’étages, qu’elles sont en bois, et que les bâtiments sont bien espacés entre eux, donc peu d’effondrement de bâtiments.

Le stage d’Élise

De mon coté, j’ai commencé mon stage à Plant an Food Research. C’est un organisme de recherche publique, un peu comme notre INRA. L’ambiance est très sympa, et les horaires plutôt relax : je bosse de 9h à 4h30, avec le « morning tea » de 10h à 10h30, et le « tea time» de 3h à 3h30. Et mon maître de stage m’a répété plusieurs fois « tu sais, pour le peu qu’on te paye, hésite pas à prendre des jours de congés quand tu veux ! ».

Pour ceux que ca intéresse, sachez que je travaille sur l’amélioration génétique de l’orge : on cherche à localiser précisément un gène de résistance à la rouille de l’orge (un champignon qui recouvre les feuilles et diminue le rendement) afin de pouvoir l’utiliser dans les variétés actuelles d’orge. Non, ce n’est pas de OGM mais des croisements classiques, et l’intérêt de ce gène est de diminuer les traitements fongicides. Donc je fais de la génétique gentille ! (oui, ca existe ^^)

Un dimanche en Nouvelle-Zélande

Dimanche dernier nous sommes allés à Hamnerspring avec 3 amis. C’est une petite ville célèbre car elle abrite des sources naturelles d’eaux chaudes. On a donc commencé par une petite rando de 4h sur les montagnes qui entourent la ville, c’était très joli (jugez-vous même).

Puis nous sommes allés nous détendre dans les bains d’eaux chaudes. Le pied, quoi ! On avait de l’eau de 30 à 40°C selon les bassins, et qui puaient plus ou moins le souffre…mais qu’est-ce que c’était bon ! D’ailleurs il semblerait que ces sources aient tellement de succès auprès des touristes que de nombreuses sources d’eau chaudes plus ou moins naturelles apparaissent dans le pays…Mais vu l’odeur que dégageai la notre, c’est une certifiée 100% naturelle !

Car Sweet Car

Comme certains le savent peut être, il était dans notre projet de nous acheter une voiture pour pouvoir profiter pleinement de notre séjour en Nouvelle Zélande. En effet les transports en communs ne sont pas  aussi développés qu’en France (même si ici il doit y avoir moins de grèves).

Après s’être renseigné sur le lieu où acheter la voiture, notre choix s’est porté sur Christchurch Car Market (et on regrette pas).

Donc hier, jeudi 14 octobre heure locale, nous nous somme rendu au magasin, là on a du passé facile une bonne heure à naviguer entre les voitures, mais au vu de nos connaissances en automobile autant dire que cela n’a pas été très productif. On a donc demandé conseil au vendeur (fort sympathique au demeurant). On s’est retrouvé avec un choix de deux voitures que j’ai (Mathieu) pu conduire.

Petite parenthèse: Les voitures ici sont quasiment toutes automatiques et on roule à gauche, heureusement qu’un des vendeurs est monté avec nous pour m’expliquer un peu comment ça marche. Finalement c’est pas si compliqué que ça, voir plus simple qu’une manuelle et roulé à gauche n’est pas trop perturbant.

Une fois les tests de conduites effectués on a donc choisi une Mitsubishi Magna. Bon je ne peut pas trop vous en dire plus sur le moteur etc. Par contre je peux vous laisser admirer le Bolide.

D’ailleurs cette voiture est diabolique au regard de la plaque d’immatriculation (666)

Avalanche Peak

Hier, nous sommes aller faire une randonnée au parc national d’Arthur’s Pass. A l’origine nous avions choisie une randonnée de 2 jours, mais une tempête étant annoncé pour dimanche on s’est finalement rabattus sur Avalanche Peak, une rando très célèbre de 6-8h.
Nous sommes partis à 8h de Christchurch, et après 2h d’une superbe route dans les Alpes, nous sommes arrivé à l’office du tourisme de Arthur’s Pass village. Renseignements pris, nous choisissons le chemin de Scoots Track, plutôt que celui d’Avalache Peak, encore enneigé (les deux chemins mènes au sommet de la même montage). On nous a aussi dit que la tempête allait peut-être arriver plus tôt que prévu, et qu’il fallait qu’on soit prudent, surtout sur la partie exposée du somment : si le vent s’arrête soudainement, on a plus qu’une trentaine de minutes pour se mettre à l’abri !
En remontant dans la voiture, un kea (une espèce de grand perroquet) s’est posé sur la voiture à coté de nous : ca commence bien ! On débute notre rando à 11h, par une montée bien raide dans une très jolie forêt couverte de lichen. Et oui  ici pas de marche d’approche tranquille pour se mettre en jambes, les montagnes commencent brutalement au milieu des plaines. Et puis bon, 1100m de dénivelé en 6h, on a pas le temps de lambiner !
A la première trouée entre les arbres on a une vue superbe sur  Devil’s Punchball Waterfall (la cascade du coup de poing du diable). Après un bon pique-nique, on voit soudain un grand oiseau aux ailes colorées planer dans la vallée. L’oiseau s’approche de nous, de plus en plus, et fini par se poser à 2m de nous sous nos regards ébahis. C’est un superbe kea, qui vient prendre la pose pour nos photographes. Le kea (ou Nestor Kea) est un oiseau endémique de la Nouvelle-Zélande dont le nom vient de son cri. C’est le seul perroquet de montage connu, et aussi le seul perroquet charognard. Après l’avoir photographier sur toutes les coutures, on a repris notre marche. Coco (comme s’appelle désormais le kea), vexé, s’est envolé e a rejoint d’autres randonneurs un peu plus haut. En fait ce sont des animaux très intelligents qui ont bien compris qu’en échange de quelques photos, ils auront des biscuits offerts par les touristes (bien que ce soit interdit). Il nous a donc suivi tout le long de notre ascension !
Au bout d’un moment, on décide de faire une photo de groupe : on pose les sacs et on met le retardateur ; pendant ce temps, Coco s’approche d’un des sacs et monte dessus. Il commence à trifouiller la fermeture éclair, et avant qu’on ai eu le temps de réagir, il ouvre le sac, fait tomber les clefs et le portefeuille puis s’empare des lunettes de vue d’Augustin, pour ensuite s’enfuir avec sa proie ! Fou rire général, sauf pour Augustin dont c’est les seules lunettes et qui est très myope. Le perroquet se pose un peu plus loin, sur un à-pic. S’ensuit une épique mission de sauvetage des lunettes, impliquant un courageux jeune homme, des cookies au chocolat et une équipe de supporters. Finalement, les lunettes sont arrachées aux serres de Coco, et notre héros revient sain et sauf. On a pu constater l’appétit de Coco en voyant l’état de l’étui à lunette, finement ciselé par son bec acéré.
On reprends notre marche, avec plus d’entrain car de gros nuages commencent à apparaître au loin : serait-ce la tempête ? On a pas très envie de le savoir et on préfère se dépêcher d’attendre le sommet. On passe de nombreux « faux sommets »,  sur une petite crête enneigé et bien raide qui m’a donné le vertige. Coco est revenu, avec 3 de ses amis, et ils nous narguent en se posant toujours plus haut que nous. Enfin on arrive sur le sommet (une plateforme de 5m², où l’on tient tout juste), qui culmine à 1837m, et nous offre une vue panoramique sur le massif. Le temps de prendre quelques photos, et on redescend, car le vent est très violent là haut et manque de nous faire tomber à plusieurs reprises.

Le retour se passe sans problème, on arrive tranquillement à la voiture à 17h puis à Christchurch (où il a fait un temps pourri !), et on se prépare une petite soirée crêpes bien méritée !

Vous trouverez toutes les photos par ici !

Trois jours dans le Nord

Le week-end dernier, le lundi était férié pour cause de « Labour Day » (leur fête du travail) . On a donc voulu en profiter pour aller un peu plus loin pendant ces trois jours. Au début il était prévu de louer une grosse maison au Sud, avec plage privée et tout le tralala, mais finalement c’est tombé à l’eau. On s’est donc rabattu sur le Nord (de l’île du Sud, oui, faut suivre!).

Départ 8h samedi matin, direction la péninsule de Kaikoura, célèbre pour sa faune aquatique : baleine, dauphins, phoques et de nombreuses espèces d’oiseaux. Mais il faut aussi noter que le mot Maori Kaikoura présage de bonnes choses pour les papilles : cela vient en effet de « kai », manger, et « koura », langouste : le coin en regorge ! On trouve même des baraques à frites le long des côtes où l’on peut acheter des langoustes pour une soixantaine de dollars (environ 30-40 €). Mais nous avons été économes cette fois-ci, on ne peut pas vous dire si elles sont bonnes !

On a donc fait une petite ballade (indiquée en 2h, mais on a tellement flanné qu’on a mis 6h!), le long des côtes, avec de très jolis paysages, passant de l’océan breton aux pâturages suisses (on a toujours de grandes montagnes blanches en arrière-plan, même si ça se voit pas toujours bien sur les photos). On a vu des phoques, des mouettes, des cormorans, des vaches, et même une charogne de vache (si le cœur vous en dit, voilà Une Charogne de Baudelaire). Mathieu a finalement trouvé des oursins (après nous avoir cassé les oreilles avec ça tout l’aprem), et a ramené pleins de beaux coquillages (des oreilles de Neptune et même un chiton).

Après ça, en route pour Bleihem où nous passons la nuit dans une auberge sympathique, avec vu sur la rivière (on en a bien profité au petit dej’!). On loue des vélos, et mettons le cap sur Renwick, la capitale du vin, à 10 bornes de là. La ballade est un peu décevante, on est obligé de longer une grosse route, avec un vent de face, mais on finit par arriver à notre première cave. On déguste les 5 vins, achetons un Sauvignon Blanc puis piqueniquons sur place avant de mettre le cap sur la deuxième cave. Encore 6 vins, on achète une bouteille de Gewurtz (on peut pas trop charger nos sacs à dos, il s’agit de faire les bons choix!), puis on tente de trouver une autre cave, mais on se perd et finissons dans une cave tenue par des Français ; les sept vins (et le Marc) sont excellents (bien sûr !) et il est difficile de faire un choix, mais finalement c’est le Sauvignon Blanc qui l’emporte. On remonte sur nos vélos, pour rentrer à Bleihem, mais sur la route on croise la Maison du Chocolat, avec des dégustations gratuites. Ça tombe bien, on avait un peu faim ! Les chocolats sont délicieux mais pas donnés, on achète une boite de nougatine/caramel au beurre salé, enrobé de chocolat de d’éclats de noisettes… hummm !(les Photos !)

De retour à la voiture, on se dirige vers la White Bay, et prenons la route panoramique en direction de Picton (un chemin de terre atroce, mais avec une vue superbe !). On arrive enfin à la Villa, l’auberge de jeunesse de Picton, très jolie et confortable : à peine arrivé on nous offre du crumble avec une glace, et on nous rappelle que le spa est à notre disposition… Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd !

Le lendemain matin, réveil à 6h, à 7h30 on est sur la jetée à chercher un watertaxi : pour faire la rando du Fjord de Queen Charlotte, on se fait déposer à un bout en bateau, et on se fait récupérer de l’autre côté le soir, toujours en bateau. On choisit une portion de 8h, et c’est parti ! C’était absolument superbe, on a alterné toute la journée entre des très belles forêts, très variées, et des points de vue spectaculaire. On a aussi vu un weka, une sorte d’oiseau terrestre marron rigolo. Les fougères arborescentes étaient aussi de la partie, et même les fameuses fougères argentées, symbole de la Nouvelle-Zélande. Voilà les photos !

Lac Tekapo et Mont Cook

Ce week end nous sommes allés encore une fois dans les Alpes, pour découvrir le superbe lac Tekapo. Nous sommes arrivés là-bas aux alentours de midi, et nous avons opté pour une « petite » marche nous amenant sur le Mont John et sur une péninsule un peu plus loin, où «l’on se croirait au bout du monde ». On s’est bien attardé sur la plage à faire des ricochets et des photos, et la ballade a été bien plus longue que prévu, mais cela en valait la peine !

Un lac d’un bleu magnifique (bleu vénitien parait-il… On se contentera de bleu Tekapo!), bordé d’herbes dorées et de moutons, entouré de montagnes blanches…Vraiment une vue superbe ! En plus, on a eu un temps magnifique une fois encore (on est plutôt chanceux jusque là), alors qu’au delà des montagnes on pouvait voir une mer de nuages qui tentait de venir vers nous (mais sans succès, ouf !). Le lac a cette couleur si particulière car ses eaux viennent des glaciers avoisinants, et contient donc des sédiments créés par le frottement du glacier sur la roche.

Mais il faut savoir aussi que Tekapo n’est pas célèbre que pour son lac ! C’est aussi l’un des endroits le mieux placé au monde pour observer les étoiles. En effet, en Nouvelle-Zélande la couche d’ozone est assez fine (vous avez du remarquer mon joli teint rouge tomate), et à Tekapo il y a peu de pollution (atmosphérique et lumineuse), et le ciel est souvent dégagé. L’observatoire du Mont John est l’un des meilleurs qui existe, et en plus il est très facile d’accès (enfin, si on est en Nouvelle-Zélande !).

On a donc choisi de faire la sortie à l’observatoire la nuit : on est parti à 22h30 en bus direction le mont John, le chauffeur met les veilleuses à mi-chemin et coupe complètement les phares sur la fin pour ne pas gêner les physiciens (ce n’est pas très rassurant sur une petite route de montagne !). Une fois arrivé, on se couvre bien, et on écoute le guide nous montrer les objets célestes les plus connus de l’hémisphère sud : la croix du Sud évidement, qui permet de repérer le Sud (l’auriez-vous cru ?), Jupiter, Sirius (qui change de couleur), les deux nuages de Magellan, qui sont en fait des galaxies, etc… Pour cela il utilise un laser vers qui pointe vers les étoiles, c’était vraiment impressionnant, et très pratique : pas besoin d’indications invraisemblables du genre « tu prends les 3 étoiles en face de toi la qui font un triangle – là ? – non là – mouais – bon et là tu fais une demi rotation, tu prends 5 fois la distance entre les deux petites étoiles qui brillent là et puis tu arrives sur cette étoile – celle-là ? -mais pas du tout !» Non, là au moins, il montre l’étoile direct, y a pas moyen de se tromper !

Après on a pu aller jeter un œil dans un vrai télescope de pro, c’était très impressionnant, surtout Jupiter : on arrivait à voir ses lunes et aussi son atmosphère. On avait aussi des « petits » télescopes à notre disposition, et un photographe pro pour nous aider à régler nos appareils. On ne s’est donc pas ennuyé ! De retour à 1h, on s’est vite couché car dimanche le réveil sonne à 8h. Voilà les photos de cette belle journée !

On se met donc en route vers le Aoraki/Mount Cook National Park, en passant par le lac de Pukaki, très joli aussi. La route reste dans la vallée glaciaire, bien plate, mais les montagnes surgissent brutalement du sol : on passe de 0% à 30% de pente en 2m (non, je n’exagère pas, la preuve en images !). On passe à l’office du tourisme, et on se décide pour une première marche en direction du Hooker Glacier (le glacier de la catin, si si !). C’est encore une fois superbe, on a une vue directe sur le Mont Cook (la plus haute montagne de Nouvelle-Zélande, de 3700 et quelques mètres, où Sir Edmund Hillary s’est échauffé avant d’être le premier homme à monter en haut de l’Everest), et on a pu tremper les pieds dans le lac glaciaire. Roland a même nagé jusqu’à un iceberg, et moi j’y suis rentrée plus ou moins complétement aussi, mais pas de mon plein gré (bref, j’ai glissé) !

On a ensuite repris un peu la voiture jusqu’à une toute petite ballade pour grimper sur la moraine du glacier de Tasman, le plus grand de Nouvelle-Zélande. La vue est assez surprenante, avec d’un côté une plaine assez aride mais vivante, et de l’autre un paysage complètement désolé, lunaire (ça aurait même pu être le Mordor !). Après ça, retour au bercail pour prendre du repos bien mérité avant de retourner au boulot !