Les anectodes

Index

La République de Whangamomona

Whangamomona est la seule république de Nouvelle-Zélande, créer suite à un désaccord avec le gouvernement. En effet, en 1989, à cause du remaniement des frontières des juridictions, Whangamomona passe du Conseil de Taranaki à celui de Manatwatu-Wanganui. Cela signifiait pour les habitants qu’ils devraient désormais jouer pour une équipe de rugby adverse ! Et c’est donc pour ça qu’ils ont créé une République indépendante, avec son propre président élu démocratiquement, dont a fait partie Billy le Bouc (après qu’il ai dévoré les bulletins de vote de ses concurrents), et Tai le Caniche (qui a démissionné après une tentative d’assassinat). On peut obtenir le visa pour la République de Whangamomona à l’hôtel-bar-restaurant qui fait aussi office de bâtiment présidentiel.

Revenir à l’index

Florilège

Le dernier volet de ma série faune et flore, voilà désormais quelques plantes bien reconnaissables au pays des kiwis :

source : Mathieu Metre

Je commence par le roi de la foret, le kauri. Ces arbres imposants (jusqu’à 50m de haut, pour des diamètres atteignant 5m) poussent uniquement dans le Nord de l’Île du Nord. Ils appartiennent à la famille des Araucarias, une très vielle famille de conifères. Ils ont été décimés par les colons européens, entre autre pour construire des mâts avec leur grand fût solide et imputrescible. Aujourd’hui, de grands efforts de restauration sont faits, mais un parasite complique la tâche en causant des dommages irréparables aux racines de ces colosses aux pieds d’argiles. 

Source : René Blanchet

L’arbre à choux est très commun sur les deux îles. Il est très fréquent de le voir seul, au milieu d’un champ, car son bois d’une piètre qualité lui a permit d’être épargné par les colons lorsqu’ils ravagèrent les forets à la recherche de mâts. Il est possible de manger la base de ses feuilles, un peu comme sur un artichaut, d’où son nom. Ses feuilles sont aussi très utilisées par les maoris pour en faire des fibres textiles.

Le manuka est très populaire ici, grâce a ses propriété antiseptiques reconnues. Les maoris l’utilisent pour se soigner, ainsi que les kakariki, ces jolis perroquets verts et rouges, qui en font une espèce de pâte mélangée à une autre plante, avant de se l’étaler sur les plumes. Le miel de manuka est très célèbre pour son gout prétendu très prononcé (ils n’ont jamais goûté de miel de sapin ou de lavande, par ici…) et pour ses propriétés médicinales. Le buisson ressemble beaucoup au kanuka (qui a à peu prêt les même propriétés, mais en moins puissant), mais on peut facilement les distinguer : le manuka a des petites aiguilles piquantes (méchant=Mean : Manuka) tandis que le kanuka est plus doux au toucher (doux=Kind : Kanuka).

source : gucicanz.info

Le pin de Norfolk est lui aussi un arbre de la famille des Araucaria. Bien qu’il ne soit pas originaire e Nouvelle-Zélande mais d’une île voisine, il est très commun ici : sa forme remarquable et ses étranges aiguilles en font une ornementale de choix.






Le kowhai est l’un des emblèmes de la Nouvelle-Zélande. L’arbuste est célèbre grâce à ses longues fleurs jaunes tubulaires qui fleurissent au printemps. La plante, toxique, est parfois utilisée en très faible dose dans la médecine maorie.



Source : René Blanchet

 

 

 Le pohutukawa, ou arbre de Noël (c’est plus facile à dire), est endémique de l’Île du Nord, et se couvre en décembre de superbes pompons rouges (d’où son nom).


source : Elise Blanchet

Le lancewood est un arbre assez particulier : son aspect change complètement au cours de son existence ! La forme juvénile a des feuilles longues, sombres et très rigides, dentelées. La forme de l’arbre est très caractéristique. Puis, au bout de 15 à 20 ans, l’arbre commence à se doter d’une tête buissonnante, avec des feuilles plus petites et larges, non dentées. C’est uniquement lorsque l’arbre est adulte qu’il va avoir une forme d’arbre à peu près normale.L’un des théories pour expliquer cette transformation est que la plante se protège du Moa, l’espèce d’immense autruche qui peuplait la Nouvelle-Zélande, en faisant des feuilles immangeables jusqu’à ce qu’il soit assez grand pour que ses feuilles soient hors de portées, devenant alors un arbre « normal ».

source : wetlandtrust.org.nz

 Le tussoc rouge fait de grandes touffes d’herbes dorées (seule la base est rougeâtre) qui envahisse les zones et froides arides (Otago, Alpes, Tongariro…). C’est du plus bel effet lorsque le vent souffle dedans, faisant onduler les herbes.

source : wikipedia

Le nikau est le seul palmier endémique de Nouvelle-Zélande, ce qui le rend aisémentreconnaissable. On le trouve surtout dans l’Île du Nord mais aussi au sud, sur la cote ouest. Ses larges palmes sont utilisées par les maoris pour le tressage mais aussi et surtout pour envelopper la nourriture avant de la faire cuire à l’étouffée (hangi).





Source : René Blanchet

Le flax de Nouvelle-Zélande est un peu le couteau suisse maori : ses longues feuilles sont utilisées pour le tressage (paniers, sacs, sandales, paniers à poissons…), mais aussi pour produire des fibres textiles voir même du papier. À sa floraison, il produit une longue hampe couverte de fleurs rouges, qui contiennent un nectar dont les tuis raffolent, et que les maoris utilisent pour son pouvoir sucrant. Plusieurs parties de la plante servent aussi de remèdes.



 Revenir à l’index.

Il n’y a pas que des kiwis en Nouvelle-Zélande !

Toujours dans ma lancée « Faune et Flore de Nouvelle-Zélande », c’est aujourd’hui un petit inventaire des oiseaux d’ici que je vais dresser. Pour chaque oiseau vous pouvez écouter son chant en cliquant sur le mini-lecteur (tous les sons proviennent du site du DOC). Il y a énormément d’oiseaux en Nouvelle-Zélande car il n’y avait pas de mammifères prédateurs (chats, rats, belette…), et donc ce sont les oiseaux qui ont prit leur place, d’où leur grande diversité. Les oiseaux d’ici ont quelques caractéristiques notables. Déjà, pour pouvoir se différentier aisément les uns des autres malgré leur abondante diversité, ils ont souvent des chants très complexes, avec vraiment beaucoup de sons différents. Toujours pour pouvoir se différentier, le cirage des plumes des oiseaux néo-zélandais ont une odeur, propre à chaque espèce. Les oiseaux européens avaient aussi une odeur avant mais comme cela facilite la tache de leur prédateurs, ils l’ont peu à peu perdu par sélection naturelle ; ici, en l’absence de prédateurs, les oiseaux ont conservé cette odeur (ce qui leur est très dommageable maintenant que les prédateurs sont là…). Rassurez-vous, ce n’est quand même pas détectable par l’odorat humain (ou peut être en fourrant son nez dans les plumes, on n’a pas testé !).

source : René Blanchet

 Je n’ai plus besoin de vous présenter le kéa, chapardeur des montagnes ! Ce superbe perroquet montagnard et carnivore est fameux pour sa redoutable intelligence et son espièglerie, comme vous le savez !

source : hickerphoto.com

 Cousin du kéa, le kaka préfère les forêts aux grands espaces. On n’a pas encore eu la chance d’en voir un.

source : Mathieu Metre

Le kakariki est encore un perroquet, connu aussi sous le nom de Perruche de Sparrman. Il est très beau avec son dos d’un vert éclatant, le dessous de ses ailes bleuté, et son bandeau rouge sur les yeux ! Assez timide, il ne se laisse pas facilement approcher, mais on a réussi à en surprendre quelques uns à Tiritiri.

source : Mathieu Metre

Le weka est un oiseau qui ne sait pas voler, très curieux (et assez goûtu si on en croit les maoris). Il est désormais en danger d’extinction à cause de la prédations par les furets et les chats. On a vu quelques uns dans l’Ile du Sud, ils aiment bien farfouiller !

source : www22.homepage.villanova.edu

Faut-il vraiment vous présenter le kiwi ? Cet oiseaux terrestre, au long bec et aux longues plumes brunes est nocturne est très timide. Comme le weka, la prédation par des mammifères importés et la destruction de son habitat mettent ces cinq espèces en danger de disparition. C’est l’oiseau qui pond les plus gros œufs au monde, relativement à sa taille (jusqu’à un quart du poids de la femelle, glups !)

source : Mathieu Metre

Le pukeko (à droite) et le takahe (à gauche) se ressemblent beaucoup, mais le takahe est la version anabolisé des pukeko. Le pukeko est assez commun et adore se poster au bord des route en attendant qu’une voiture lui roule dessus, tandis que le takahe est très rare.

source : Mathieu Metre

Les fantails sont de petits oiseaux très vifs, avec une belle queue en éventail. Ils suivent les randonneurs qui, en marchant, déloge les insectes du sol. Ils volètent donc autour de nous, nos frôlant parfois, avec un vol très bizarre : on dirait qu’ils volent au hasard, comme des papillons, alors qu’en fait ils sont très précis et attrapent les insectes à une vitesse incroyable.

La morepork est une petit chouette brune, d’environ 15cm de haut, qu’on entend assez souvent en Nouvelle Zélande. En effet son cri est très reconnaissable, c’est pas tous les jours qu’on entend un oiseau demander plus de porc (‘More pork, more pork’) !

source : Mathieu Metre

Le pigeon de Nouvelle-Zélande, ou kereru, est un énorme oiseau qui vit en forêt (je me demande bien comment il fait pour voler entre les arbres). Bien dodu, sa chair est très appréciée par les maoris (mais il est désormais protéger, dommage parce qu’il est vraiment appétissant !). Il est facilement repérable avec son vol lourd et bruyant (il vole en roucoulant), et son beau marcel blanc !

source : Mathieu Metre

Le Hihi, ou stitch bird, est un passereau très rare et endémique ; c’est le seul membre de la famille des Notiomystidae. Il est très joli, avec ses ailes bordées de jaunes, qui envoient un éclair jaune quand il vole. C’est le seul oiseau au monde qui copule parfois face à face (d’après notre guide, il se livre même à des viols collectifs !!)

Le bellbird (carillonneur en français) est un oiseau vert olive, avec la tête bleu pétrole (chez la femelle), qu’on entend plus souvent qu’on ne voit ! Son magnifique chant, très varié et mélodique, est aisément reconnaissable.


source : en.wikipedia.org

Le kokako est un oiseau endémique de Nouvelle-Zélande, très rare : on n’a pas encore eu la chance d’en voir un ! Son plumage gris perle et des bajoue bleues permet de le reconnaitre très facilement.

source : Mathieu Metre

Les tui sont très commun dans l’Ile du Nord. Au premier abord, ils semblent noirs, avec seulement deux plumes blanches à leur jabot, mais en fait il sont d’un bleu iridescent, avec des plumes chevelues grises sur la nuque ,et un dos brun. Leur chant est incroyablement vaste, allant des mélodies proches de celles des bellbirds, jusqu’à des craquements, grincements, grondements des plus surprenants, en passant par toutes une gamme de sons inaudibles pour l’oreille humaine. C’est l’un des meilleurs oiseaux parleurs. Ils sont dit très intelligents, et sont assez agressifs envers les autres oiseaux des qu’ils touchent à leur territoire (on en a vu défendre l’accès à des mangeoires auxquelles ils ne pouvaient pas accéder eux-même à des oiseaux plus petits)

source : en.wikipedia.org

Le saddleback doit son nom à l’espèce de selle brun-roux qu’il a sur le dos. Le reste de son corps est noir, et il a aussi de belles bajoues rouge vif. Il a récemment été sauvé de l’extinction, et demeure assez rare, mais on peut facilement l’observer sur des îles où il a été réintroduit (comme sur Tiritiri).

 Les martins pécheurs sacrés se reconnaissent facilement avec leur long becs et leurs vivent couleurs. Contrairement à ce que son nom indique, il ne se nourrit pas exclusivement de poisson, mais aussi d’insectes, de reptiles et de crustacés.


Revenir à l’index.

Bilbo le Hobbit

Comme vous le savez peut-être, Peter Jackson est en train de tourner deux nouveaux films en Nouvelle-Zélande : Bilbo le Hobbit, ainsi qu’un film qui prend place entre Bilbo le Hobbit et le début du Seigneur de Anneaux (basé sur une compilation des autres livres de Tolkien). On trouve sur Trade Me (LE site de revente et d’échange d’un peu tout et n’importe quoi des kiwis) une annonce pour participer au tournage. On aurait bien aimé jouer des elfes (il paraît que ça me va bien…) ou des hobbits, mais malheureusement on est trop petit ou trop grand… Ma revanche, c’est de savoir que les plantes sur lesquelles je travaille , elles dans le Seigneur des Anneaux ! Sur l’image extraite du premier film, on peut voir le sol entièrement recouvert d’un tapis très dense et profond de Trandescantia. Si seulement Gandalf pouvait me donner une petit coup de main !

Revenir à l’index.

Quelques fougères de Nouvelle-Zélande

Il y a 194 espèces de fougères natives (et 35 introduites) en Nouvelle-Zélande.  Je ne vais évidemment pas tout lister, mais essayer de  vous donner un petit aperçu de l’immense diversité de fougères que l’on peut rencontrer ici. Les familles principales sont les Hymenophyllaceae (Filmy ferns en anglais), reconnaissables à leurs frondes (=feuilles) translucides (27 espèces), les Blechnum (hard fern), qui ont des frondes fertiles et des frondes stériles (23 espèces), les Asplemium (Spleenworth), dont les spores sont disposées en chevrons typiques (18 espèces), ou encore les fougères arborescentes, avec leur troncs atteignant jusqu’à une dizaine de mètres de hauteur (8 espèces).

La fougère-rein est très facilement reconnaissable par sa forme… de rein, vraiment atypique chez les fougères ! Elle est aussi translucide, comme presque toutes les fougères de sa famille (sur la photo, à droite, une piripiri, une autre Hymenophyllaceae  assez commune). La fougère-rein a aussi la particularité de s’enrouler sur elle-même en cas de fortes chaleurs, et de se déplier quand l’humidité revient. Les spores se forment sur l’extrémité des feuilles.

source : davidwallphoto.com

Les kiokios sont des Blechnum  endémiques, qui forment des murs denses de longues frondes remarquables par leur jolie couleur rouge-orangé à leur extrémité.

 

 

Une jolie fougère Asplemium ; on distingue bien les spores disposées en chevrons.


 


 

 

 

La fougère pikopiko (Hen and Chicken fern), de la même famille, se distingue par son moyen de reproduction original : des mini-plantes se forment au bout de ses frondes,, puis se détachent quand elles ont atteint 5 cm de long , en quête d’un sol humide où planter leur racines…

source : Mathieu Metre

La fougère arborescente noire (ma préférée <3)  est très facilement reconnaissable par ses fronde recouverte d’un épais duvet noir (c’est tout douuuuux) et ses très belles crosses (« ohhhh un bébé fougère ! » Certains comprendront ^^)

source : Mathieu Metre

 

 

 

 

 Enfin, la fameuse fougère argentée, ou kaponga, emblème de la Nouvelle-Zélande, est nommée ainsi à cause de la blancheur du dessous de ses frondes. On dit d’ailleurs que si on se perd dans la foret, il faut retourner ces frondes sur le chemin pour indiquer aux secours la direction que l’on a prise (c’est très visible, même dans l’obscurité). Bon, encore faut il en trouver sur son chemin !

Revenir à l’index.

Le drapeau néo-zélandais

Le drapeau néo utilise comme base le pavillon anglais Blu Ensign, un fond bleu avec l’Union Jack en haut à droite, affichant ainsi son appartenance au Commonwealth. Il est complété par quatres  des cinq étoiles composant la constellation de la Croix du Sud (visible uniquement dans l’hémisphère sud, et utiliser pour repérer les points cardinaux). La Croix du Sud compte normalement cinq étoiles (comme dans le drapeau australien), mais la cinquième est petite et moins visible depuis la Nouvelle-Zélande. Et puis, il fallait se différentier du drapeau australien (une autre différence entre les deux drapeaux : les étoiles du drapeau kiwi sont rouges bordées de blanc, tandis qu’elles sont blanche sur le drapeau Australien ; aussi, le drapeau australien a ajouté une autre étoile en bas à gauche).

On voit aussi parfois des drapeaux rouges, surtout en bateau : le pavillon néo zélandais représente les mêmes symboles, mais sur un fond rouge cette fois-ci, hérité encore une fois de la Marine Anglaise (Red Ensign). Sur terre ferme, certaines personnes préfèrent le drapeau rouge, car il représente la préférence historique des maoris pour les drapeaux rouges. Un débat a récemment proposé de changer le drapeau, afin de remplacer l’Union Jack par une fougère argentée, mais le projet a été rejeté.

Revenir à l’index.

Les plus gros insectes au monde, les wetas

Les wetas sont des espèces de (très) gros criquets locaux, dont certaines espèces sont parmi les plus grosses et les plus lourdes vivantes sur Terre. Dans l’écosystème néo-zélandais, ces monstres ont pris la place des petits mammifères, comme les rats. C’est probablement une très vieille espèce d’insectes puisqu’on retrouve des fossiles très proches en Russie, Chine, Afrique du Sud et Australie (c’est-à-dire qu’ils existaient avant que la Nouvelle-Zélande ne se sépare du Gondwana). Un truc marrant sur les wetas : quand ils se sentent en danger, ils lèvent leurs pattes pour avoir l’air plus grand : ça leur donne un air complètement ridicule, on dirait qu’ils font des étirements !

Je voulais surtout vous parler du weta géant, ou wetapunga, qui est l’insecte le plus lourd au monde. Son corps peut atteindre la taille d’une souris, et si on compte les antennes et les pattes il peut atteindre 20 cm de long ! Pourquoi celui là ? Déjà, il est ÉNORME (et fort heureusement, végétarien, même si ça peut mordre assez fort) ! Et surtout, un de mes collègue l’a tout simplement sauvé de l’extinction. Depuis l’arrivée des rats et autres petits mammifères, et avec la destruction de leur habitat par l’Homme, les populations de wetas ont considérablement diminuées, et surtout le weta géant, assez lent et vivant quelques centimètres sous terre.  Il y a une dizaine d’années, Chris (le collègue en question) a découvert les 3 derniers individus (un mâle et deux femelles) de weta géants sur une ile au large de la péninsule de Coromandel. Il les a donc recueillis et multipliés, jusqu’à obtenir assez d’individus pour les relâcher. C’est presque un miracle d’avoir recréé une population (plusieurs centaines d’individus actuellement)  a partir de 3 parents : l’Arche de Noé, c’est très bien dans la Bible, mais dans la vraie vie ca marche très rarement comme ça, la consanguinité diminuant fortement la capacité d’adaptations et de reproduction. Désormais, les wetas vivent sur une île fermée au public, et leurs effectifs augmentent sans cesse, ainsi que leur aire de répartition. Une belle réussite, en somme ! (mais pourquoi ça marche avec des horribles bestioles et pas avec les orangs-outangs ?)

Revenir à l’index.

Champignolège

Au cours de nos ballades en Nouvelle-Zélande,nous avons eu l’occasion de croiser de drôles de champignons. Voilà un petit florilège – pardon, un champignolège !

source : Mathieu Metre

 Tout d’abord, le « champignon bleu ciel » (alors oui, pour le nom, ils ne se sont pas foulés !) Ils ne sont pas comestibles, mais on ne sait pas si c’est poison ou pas. Je sais pas si c’est hallucinogène, peut-être que ça fait voir la vie en bleu !

 

 

 

 

Le Thaxterogaster porphyreum est un champignon cette foi-ci complètement violet ! Je n’ai pas trouvé beaucoup d’information dessus, même pas un nom commun, alors qu’on en a pourtant vu beaucoup vers les Fjorlands. Ça serait un cousin de la truffe, mais je ne sais pas si c’est comestible…

source : Mathieu Metre

On croise aussi beaucoup d’amanites tue-mouches, qui ont été importé par l’Homme avec les jeunes pousse de pin, avec lequel elles poussent en symbiose. Le problème c’est qu’elles ont tendance à s’associer avec d’autres plantes que le pin, supplantant les champignons natifs…Moi qui n’en avait jamais vu en France j’ai été surprise par la quantité qu’il y a ici !


 

Le champignon « panier blanc » est remarquable par sa forme, une balle formé par un réseau de bras spongieux. Ils se détachent parfois de leur base et on les voit rouler devant nous, comme les fameuse boules d’herbe dans les Western !

 

On a aussi vu d’étranges champignons en forme de corail, mais impossible de trouver d’info dessus (à part qu’il fait parti de la famille Ramaria).

 

 

 

source : wikipédia

Et j’ai gardé le meilleur pour la fin : Mesdames et Messieurs, voilà la terreur des sous-bois néo-zélandais, j’ai nommé l’affreuse Clathrus archeri, connu aussi sous le doux nom d’Octopus Stinkhorn ( qu’on pourra traduire par « le poulpe qui schlingue », ou, en bon français, Anthurus d’Archer). Les personnes qui me connaissent assez bien pour avoir subi le documentaire sur les champignons que je réserve pour les fins de soirées bien arrosées l’auront reconnu sans aucun doute ! Cette monstruosité nait dans un œuf blanchâtre, avant de déployer quatre à cinq tentacules rouges recouvert d’une substance gluante et puante (pour attirer les mouches) contenant les spores (le gléba). Alors si quelqu’un a eu l’idée saugrenue de vouloir le manger malgré l’odeur de putréfaction qui s’en dégage, oui, c’est comestible, mais, je cite « dans des circonstances de survie extrêmes, quand rien d’autres de comestibles n’est disponible » ! Pour la petite histoire, notez que la Chose a été introduite en Europe, on peut en trouver dans les Vosges, les Alpes et les Pyrénées, alors méfiez vous des sous-bois ! Allez, je peux pas m’empêcher de vous mettre le documentaire en lien (en faible qualité, malheureusement). Je vous recommande fortement d’aller voir la naissance du poulpe en accéléré, à partir de 7’54, ça vaut le détour !

Revenir à l’index.

Nous vivons au milieu d’un champ de volcans !

Le champ volcanique d'Auckland ; en rose clair, les cendre, en rose foncé : les coulées de lave

Auckland est construite sur un champ volcanique monogénétique, c’est-à-dire une espèce d’immense volcan, qui crée un nouveau mini-volcan par éruption. Les volcans d’Auckland ont donc en général une unique et courte période d’activité (de quelques mois à quelques années) avant de s’éteindre définitivement. Par contre, le champ volcanique, lui, est dormant : un nouveau volcan peut apparaitre à n’importe quel moment, occasionnant séismes, chute de cendres, projection de pierres volcaniques, gaz volcaniques voir même coulées de laves. La période entre de tels événements est de plusieurs centaines d’années à quelques milliers d’années.

L’éruption la plus récente est celle du Rangitoto, il y a environ 600 ans. Il y a environ 50 volcans prenant des formes différentes (cônes, lacs, lagons, îles, dépressions…). Le champ a produit de grandes quantités de lave, recouvrant une bonne partie de l’isthme d’Auckland. Il y a aussi énormément de cendres et de pierres volcaniques qui composent le sol de la ville (voir la carte).

 Plusieurs des cônes volcaniques étaient occupés par des villages fortifiés maoris (des « pās ») avant l’arrivée des européens, et les terrassements qui en résultent sont toujours visibles. Beaucoup de cônes ont été endommagés ou rasés, un peu par les maoris, mais surtout récemment pour prélever des scories, une roche volcanique utilisée pour la construction. Désormais, les volcans sont protégés, et une demande a été faite pour les inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco.

 Le volcan le plus célèbre est sans doute One Tree Hill (« la colline de l’arbre »). Le nom vient d’un arbre sacré maori, un totara, qui était au sommet du volcan à l’arrivé des européens. Cet arbre a été coupé en 1852 par des vandales européens. Un pin de Monterey (d’Europe) a été planté dans les années 1870 pour remplacer le totara. Cependant, en 1994, pour le jour anniversaire de la Déclaration d’Indépendance, le pin a été endommagé par des militants maoris dans le cadre d’un mouvement de reconnaissance de leurs droits. Une deuxième attaque est survenue en 2000, laissant l’arbre en trop piteux état pour qu’il reprenne, et il a été abattu pour éviter les risques de chute. Ne sachant quel espèce replanter, le sommet reste vide (à part une obélisque commémorative assez hideuse), ce qui a donné naissance au surnom « N(one) Tree Hill » (« la colline sans arbre », jeu de mot intraduisible).

Revenir à l’index.

La deuxième passion des kiwis, le criquet

Ici les deux sports nationaux sont le rugby bien sur, on connait tous les musculeux et virils All Black et leur Haka terrifiant, mais aussi… le criquet, le sport le plus absurde du monde juste après le curling ! C’est un sport anglais, très pratiqué dans le CommonWealth (l’Inde vient de remporter la coupe du monde contre le Sri Lanka). Alors le premier truc qu’il faut savoir absolument : un match de criquet a une limite de durée de 5 jours. Donc si on vous propose d’y aller, fuyez a toutes jambes ! J’ai pas du tout compris les règles, de loin ca ressemble a une sorte de baseball, mais en beaucoup moins physique. Quand on regarde un match, il se passe rien pendant une demi heure (genre tout le monde marche, parle, regarde l’arbitre), et après, GROSSE ACTION : un mec lance une balle, et un autre tape dedans avec sa batte. Et après, encore rien pendant des plombes. Bref, par très sportif tout ca ! Donc ici le printemps et l’été c’est la saison du criquet, et l’automne et l’hiver la saison du rugby. Ce sont les même gens qui jouent au rugby et au criquet, et vous verrez vraiment personne jouer avec un ballon pendant la saison du criquet ; même sur la plage ils ont tous leur batte de criquet. Ils sont fous ces kiwis !

Revenir à l’index.

Le rugby en Nouvelle-Zélande

Comme beaucoup de gens  s’en doute, le rugby est le sport national en Nouvelle-Zélande. L’équipe nationale est bien sur la fameuse équipe des All Blacks  et son Haka (ceux qui veulent en savoir plus sur le Haka se rendront sur ce lien).

En ce qui concerne le championnat national (équivalent du top 14 en France), il est formé de franchise provinciale c’est-à-dire que les équipes sont par régions et non pas par ville comme en France. De plus les joueurs doivent être de la région pour pouvoir jouer dans le club. Ce ne sont donc pas les régions qui ont le plus d’argent et qui peuvent s’acheter les meilleurs joueurs qui sont dans le top 5 chaque année. La notion de compétition entre les régions prend alors tout son sens.

Le championnat dans sa forme actuelle existe depuis 2006 et se déroule pendant la seconde partie de l’hiver. Le champion en titre est le club du Canterbury (région de Christchurch !!). Pour plus d’information c’est ici.

Pendant la première partie de l’hiver se déroule le Super15 qui, comme son nom l’indique, comporte 15 équipes. Le Super15 est une compétition entre des équipes venant de Nouvelle-Zélande mais aussi d’Australie et d’Afrique du Sud (chaque pays ayant cinq équipes). C’est la plus prestigieuse compétition de l’hémisphère Sud. C’est un peu l’équivalent du championnat d’Europe de rugby mais là encore les clubs sont des franchises régionales et non des clubs par villes. Cette fois-ci les joueurs peuvent venir de n’importe où contrairement au championnat national. Ainsi des joueurs  australiens ou même français peuvent jouer dans ces équipes. Mais un joueur néo-zélandais jouant pour une équipe australienne sera très mal vu par les supporters. Les champions en titre sont les Bulls, une équipe sud-africaine.

Ce qui parait bizarre, au début, entre ces deux championnats, c’est que les équipes, pour une même région, sont différentes (même si certains joueurs jouent dans les deux équipes). En effet en France, et même en Europe, c’est la même équipe qui fait le championnat français et européen.

Maintenant que tout est clair en ce qui concerne le Rugby à XV en NZ, passons au Rugby à XIII. Sport bien plus en vogue qu’en France, même si de nos jours il connaît une perte d’intérêt de la part des supporters qui se tourne vers le Rugby à XV, bien plus médiatisé. L’équipe nationale, les Kiwis, quoique bien moins populaire de par le monde que les All Blacks, n’a pas à rougir de ses performances. En effet elle est considérée comme la meilleure équipe du monde et est championne du monde en titre.

En ce qui concerne le championnat national, six équipes (une fois encore des franchises régionales) se disputent le titre chaque année. La région de Wellington est la seule région jouant dans le championnat australien, qui est d’un plus haut niveau.

Revenir à l’index 

L’île du long nuage blanc

Si la façon dont les Maoris désignaient la Nouvelle-Zélande avant l’arrivée des Européens est inconnue, on sait qu’ils appelaient l’île du Nord Te Ika-a-Māui (« le poisson de Māui»), et l’île du Sud Te Waka-a-Māui (« le waka de Māui ») ou Te Wai Pounamu (« eaux de jade »).

Cela vient des légende maoris, qui prétendent que Māui, un héros polynésien, a pêcher un jour un énorme poisson. Lorsqu’il émerge des eaux, Māui va chercher un prêtre afin de réaliser les rites et prières. Pendant ce temps il laisse le poisson à la charge de ses frères. Ceux-ci n’attendent pas que Māui revienne et commencent à découper le poisson, qui commence immédiatement à se tordre de douleur, créant montagnes et vallées. Si ses frères avaient écouté Māui, l’île aurait été une grande plaine et les gens auraient pu voyager aisément à sa surface. C’est pourquoi l’île du Nord de Nouvelle-Zélande est connue comme Te Ika-a-Māui (le poisson de Māui), tandis que l’île du Sud est

Māui et son canoë, la péninsule de Banks marquant l’emplacement de son pied lorsqu’il hissa le très gros poisson.

Jusqu’au début duXXe siècle, l’île du Nord était également appelée Aotearoa, souvent traduite comme « pays du long nuage blanc ». En usage maori actuel, ce nom fait référence à tout le pays.

Une explication possible de ce nom nous provient des marins. Le premier signe d’une terre émergée pour un bateau est en effet souvent la masse de nuages présente au-dessus de l’île. Les chaînes de montagne de Nouvelle-Zélande sont plus étendues et plus hautes que n’importe où dans le Pacifique Sud, et sont donc particulièrement propices à la formation de fronts nuageux stationnaires. La vue de ces nuages à travers l’une ou l’autre des deux îles principales du pays aurait pu alors facilement mener à ce nom. Une seconde explication plausible est liée à l’enneigement des sommets montagneux de Nouvelle-Zélande, notamment au niveau de la vaste chaîne des Alpes du sud (Southern Alps), qui forme une arête le long de l’Ile Sud, mais aussi du Plateau Volcanique de l’Ile du Nord. Les voyageurs polynésiens, non habitués à la neige, auraient pu assimiler ces pics enneigés à un grand nuage blanc.

Le nom de « Nouvelle-Zélande » trouve ses origines chez les cartographes néerlandais de l’époque, qui baptisèrent les îles Nova Zeelandia en honneur de la province néerlandaise de Zélande.

Revenir à l’index

Conduire en Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande est sans doute le paradis des motards, surtout le Sud : les routes sont larges, avec de belles lignes droites ou des route de montagnes pleines de beaux virages. Ici le mot « road-trip » prend tout son sens, car les routes sont vraiment superbes et c’est un plaisir de conduire.

Ici, une majorité des ponts n’ont qu’une seule voie, ce qui est vachement pratique pour traverser…La priorité est donnée à l’une des extrémité du pont. Ça va encore quand c’est un petit pont, mais parfois il y a des ponts gigantesques, et on ne peut pas voir si quelqu’un est engagé au bout, du coup il y a des parking au milieu du pont pour laisser passer les voitures prioritaires. En plus, ici, ils laissent les rivières dans leur lit naturel, c’est à dire un lit très large, capable d’endiguer les crues de la fonte des neiges, du coup les ponts sont souvent grands !

Un autre truc très con (outre le fait qu’ils conduisent du mauvais côté), c’est leur règle de priorité pour tourner : c’est la personne qui va à droite (c’est à dire qui traverse la route) qui est prioritaire. Mais évidement les voitures qui vont tout droits ont la priorité. Donc , si tu va à gauche, tu cède la place à celui en face de toi qui va à droite, mais lui laisse passer les voitures qui vont tout droit. Du coup tu sais jamais quand il faut passer… Mais ils vont changer cette règle d’ici un an, ce qui promet un beau bordel.

Heureusement, pour compenser ça, les kiwis sont très courtois sur la route. Un des trucs qui nous a le plus surpris ici, c’est que lorsque l’on suit une voiture, c’est très fréquent qu’elle se rabatte sur le bas-coté (ils ont des bas cotés immenses), afin de nous laisser doubler. Les camions le font aussi, surtout en monté afin de ne pas ralentir le trafic. C’est vraiment agréable et bien moins dangereux, que le comportement du français qui accélère ou reste collé au centre, pour pas qu’on le double ! Les pauvres kiwis doivent hallucinés quand ils vont en vacances chez nous.

On peut aussi noter qu’ici la carte grise n’existe pas ; les gens vont enregistrer les véhicules tous les 3 à 12 mois, et c’est d’une rapidité et facilité déconcertante (10 min quand il y a de la queue). Acheter une voiture est aussi très facile.La plaque d’immatriculation est fixe aussi, c’est à dire qu’elle ne change pas avec le propriétaire. Cependant, il est possible de faire changer sa plaque pour y faire inscrire un message.

Revenir à l’index

La bouffe Néo-Zélandaise

La bouffe en Nouvelle-Zélande… non, ce n’est pas un vaste sujet ! C’est assez infecte, gras et sucré. Les gens cuisinent très peu, préférant acheter des plats en restauration rapide, ou des plats tout faits. Par exemple, l’une de nos collocs mange régulièrement des spaghettis en boite (je ne savais même pas que ça existait), au lieu de se faire des pâte comme n’importe quel étudiant. Du coup, c’est bourré de conservateurs et de sucre. D’ailleurs, le taux d’obésité ici est de 20,9 %, contre 9,4 % en France. Pour les repas entre amis, le principe du « chacun cuisine quelque chose » est complètement inconnu, remplacé par « chacun amène sa viande pour le barbecue ». D’ailleurs, le repas traditionnel de Noël est un barbecue… c’est dire l’état de la gastronomie ici ! Les plats à emporter sont très abordables, et les gens vont souvent manger dehors (plusieurs fois par semaine). Personnellement, j’ai du mal à résister aux sushis à moins de 50 centimes d’euro pièce :p

Les plats typiques néo-zélandais sont, je dirais, l’agneau bien sur, des petites tartes, souvent farcies de viande, qui peuvent être pas trop mauvaises selon où on les achète, la pavlova (une sorte de gâteau à la meringue), le gâteau à la carotte (Mathieu est fan) et les nachos (les chips de maïs, accompagné d’une sauce chili et de crème fraiche). Bref, on voit bien que les kiwis auraient gagnés à être colonisé par les Français plutôt que par les Anglais ! Je crois tout de même que les maoris ont quelques plats intéressants, peut-être qu’on aura l’occasion d’essayer ça dans l’île du Nord.

Par contre,un truc sympa qu’ils ont, c’est les « food courts » : plusieurs boutiques de plat à emporter (entre 3 et 10 restaurants différents avec au choix pizza, indien, chinois, sushis, macdo, kebab…) plusieurs boutiques de plats à emporter sont rassemblés autours d’une cafétéria (entretenue grâce à une participation de chaque restaurant), et du coup chaque personne peut choisir le repas qu’il veut parmi un choix très large avant de rejoindre ses amis à une table : pas besoin de faire un consensus préalable sur la boutique où l’on va aller !  C’est très commun là bas, et je trouve que ça mériterait d’être plus courant en France !

Niveau fromage… je ne sais pas si j’aurais la force de vous en parler. On trouve une espèce de chedar infect vendu en brique, vraiment, on pourrait construire une maison avec (et en plus, ils osent prétendre que c’est « tasty » !). Et tout les fromages un tant soit peu plus élaboré sont super chers. On a trouvé une petite fromagerie qui vend des fromages importés et des fromages d’ici, il n’y a rien à moins de 40€ le kilo (60€ le kilo de Roquefort…).

Bon heureusement, ils se rattrapent sur le vin et la bière ! Il y a de nombreuses microbrasseries de très bonne qualités, et leur domaine viticole est loin d’être mauvais, même si les prix sont encore un peu élevé (une dizaine d’euro pour une bouteille de qualité moyenne).

Je désespère de trouver un jour un pays avec à la fois de la bonne bouffe, du bon vin et de la bonne bière (sauf si la Belgique fusionne avec la France , on sait jamais) !

Revenir à l’index

Les moas

« Les moas sont des oiseaux fossiles qui ne savent pas voler. Ils mesuraient jusqu’à trois mètres de haut.. Ils ont disparu à cause de la chasse aue leur faisait les Maoris, qui s’en nourissait : « Arrivés sur une terre qui n’était en rien comparable à la Polynésie, les Māori s’aperçurent rapidement que le climat y était totalement différent : dès le premier hiver, la quasi-totalité des plantes qu’ils avaient rapportées de leur terre d’origine gela. Leur seule subsistance restera donc le moa. Les humains l’ont donc chassé, ses oeufs et ses pilons constituant une nourriture abondante. En effet, un œuf de moa est équivalent à 50 œufs de poule. Pendant plusieurs centaines d’années, chaque tribu consommera en moyenne la quantité astronomique de dix moas par semaine. De plus, les femelles moas ne pondaient qu’un œuf par an, le petit n’atteignant sa maturité sexuelle qu’à l’âge de sept ans. Tous ces facteurs entraînent l’ exinction de l’espèce aux alentours de 1500.

Selon les légendes Maoris, il existait sur l’île des oiseaux géants appelés Pouākai qui étaient capables de capturer un humain. Ces derniers étant probablement la sublimation de l’aigle géant de Haast, le prédateur des moas, disparu également faute de proies … » Wikipédia

Revenir à l’index

L’accent kiwi

Bien que dans le Sud, on soit relativement à l’abri des accents trop forts, on croise quand même quelques personnes incompréhensibles, et notamment 2 de nos collocs ! Mais on progresse lentement, et on va finir par s’habituer à entendre «bid» pour «bed», «hid» pour «head» et  «Bin» pour «Ben» !

Revenir à l’index

Les fjords sont d’anciennes vallées glaciaires

Un livre et wikipédia vous expliqueront bien mieux que moi comment ces merveilles de la Nature ont été formés !

« Le terme « sound » désigne un bras de mer formé par la submersion d’une vallée fluvial, mais, malgré leur nom, le Milford Sound, le Doubtful Sound et leurs confrères du Fjordland sont des fjords, plissement de l’écorce terrestre approfondis et élargies par des glaciers puis envahis par le mer lorsque son niveau a monté. » Guide Voir Nouvelle-Zélande, collection Hachette (tout comme le schéma)

« Un fjord est une vallée glaciaire très profonde, habituellement étroite et aux côtes escarpées, se prolongeant en dessous du niveau de la mer et remplie d’eau salée. L’eau de surface des fjords est très peu salée : elle est en grande partie issue de torrents et de la fonte des neiges. Il s’agit d’une eau froide mais douce. Moins dense que l’eau salée de la mer, cette eau ne s’y mélange que lentement et la surface de la mer reste donc assez douce. » Wikipédia

Revenir à l’index

La Nouvelle-Zélande est l’un des pays les plus jeunes au monde.

Les maoris sont arrivés au 14ème siècle environ, et les colons européens seulement il y a 150 ans ! L’histoire du pays est donc d’environ 700 ans.  Malgré ça, c’est quand même le premier pays au monde à avoir donner aux femmes le droit de vote, en 1893. Seuls 5% des maoris vivent dans l’Ile du Sud, peuplée plus tardivement, lorsque les terres commençaient à manquer dans le Nord.

Revenir à l’index

La légende des glaciers

Le nom maori des glaciers de Franz-Josef et de Fox est Ka Roimata o Hinehukatere , « Les larmes d’Hinehukatere ». Cela vient de la légende suivante (je vous la transcris comme nous le guide nous l’a racontée) :

Wave, un jeune fils de pécheur, adorait se balader dans les montagnes. Un jour, il entendit une belle voix l’appeler par son nom. Il cherche pendant des heures, mais ne trouve pas qui l’appelle. Il rentre à son village, raconte son histoire, et annonce que demain, il se lève tôt et repart dans la montagne chercher qui l’appelle. Sa famille tente de le dissuader : « Mais non, oublie cette voix dans la montagne, ça ne doit pas être bon signe, viens plutôt pécher avec nous, tu verra ça sera « sweet as » (c’est une expression kiwi que je traduis très approximativement par « cool »), allez oublie ça ! « 

Mais Wave part dans la montagne le lendemain, et cherche bien plus attentivement. Il fini par trouver une très belle jeune fille de glace, Hinehukatere. Il ne l’avait pas vu le premier jour car elle était trop pâle pour se détacher sur la neige. Mais il est déjà tard et il lui faut rentrer chez lui. Il raconte à sa famille la rencontre qu’il a faite, et annonce qu’il va se lever tôt demain pour retourner voir cette belle jeune fille. Sa famille tente encore de l’en dissuader : « Mais non, c’est dangereux là haut, viens plutôt pêcher avec nous, ça sera sweet as ! ».

Le lendemain, Wave retourne encore dans la montagne, et passe la journée avec Hinehukatere, dont il tombe follement amoureux. Le soir, il raconte encore une fois son histoire, et annonce qu’il va se lever tôt pour passer la journée avec son amante. La famille, encore une fois, essaie de l’en dissuader : « allez, oublie cette jeune fille, viens plutôt pêcher avec nous, ça sera sweet as ! »

Mais Wave repart le lendemain. Il passe toute la journée avec Hinehukatere, et ils se balladent main dans la main à travers les montagnes. Le soir, Hinehukatere accompagne Wave le plus loin qu’elle peut sans fondre. Regardant son bien aimé s’éloigner, elle le voit soudain se faire ensevelir par une avalanche, mourant sur le coup. Folle de chagrin, elle se met à pleurer toutes les larmes de son corps. Les larmes de son œil droit ont donné naissance au glacier de Franz-Josef, et celles de son œil gauche au glacier de Fox.

Moralités :

– Ne se lever tôt le matin sous aucun prétexte

– Ne jamais courir après les belles jeunes filles

– Viens à la pêche, ça sera sweet as !

Revenir à l’index

L’incroyable histoire géologique de la Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande a une géographie très varié, notamment si on considère l’Ile du Sud, très montagneuse, et l’Ile du Nord, volcanique. D’un point de vue tectonique, c’est un truc de fou !

En fait, la Nouvelle-Zélande est une partie immergée de la Zélandia, un micro-continent de la taille de la moitié de l’Australie, qui a été progressivement englouti après s’être séparé du super-continent Gondwana. Il y a 25 millions d’années, le mouvement des plaques tectoniques Pacifique et Indo-Australienne ont commencées a tordre et froisser la région, d’une façon très particulière :

Dans l’Ile du Sud, la plaque Pacifique continentale (Zélandia) est soulevée par la plaque Australienne, créant ainsi les Alpes du Sud par compression de la croûte terrestre. Au niveau de l’Ile du Nord, la plaque Pacifique est océanique, et non plus continentale, ce qui crée un phénomène de subduction : la plaque océanique Pacifique passe sous la plaque Australienne, donnant naissance  cette fois ci un plateau d’où émergent des points chauds, d’où les nombreux volcans et autres curiosités géologiques de l’Ile du Nord. J’espère que vous arriverez à visualiser la situation avec le schéma (attention, sur les petits schémas la plaque s’enfonce du mauvais coté). En résumé : au Sud : continent contre continent donne des montagnes, et au Nord : continent contre océan donne une plaine avec des points chauds. On comprend un peu mieux pourquoi tout le monde attendait un gros séisme à Wellington, qui se trouve à la frontière entre les deux phénomènes !

Cependant tout n’est pas si simple, car il y a aussi eu des volcans dans le Sud (la Péninsule de Banks). Les deux volcans de la Péninsule ont étés formé il y a environ 11 et 8 millions d’années par volcanisme intraplaque sur la croûte continentale. La péninsule était tout d’abord une île au large de la Nouvelle-Zélande, culminant à 1500m. Les deux cratères principaux ont formés les ports d’Akaroa et de Lyttelton. Les plaines du Canterbury, formée par l’érosion des Alpes et par les cônes alluviaux crées par de larges rivières « tressées », ont finies par atteindre l’île, qui devint la péninsule que nous connaissons aujourd’hui.

Revenir à l’index

L’Île du Sud a failli être française !

Il y a environ un millénaire, les Polynésiens ont peuplé la Nouvelle-Zélande, la péninsule de Banks y compris, celle-ci fut donc habitée par plusieurs tribus māori.

Bien des années plus tard, James Cook découvrit, en 1770, la péninsule qu’il nomma ainsi en l’honneur de son botaniste, Joseph Banks. Il était persuadé à ce moment-là que la péninsule était en fait une île, erreur compréhensible lorsque l’on voit que l’eau entoure la majeure partie de celle-ci.

En 1830, les Anglais passent beaucoup plus de temps en Nouvelle-Zélande et le troc fonctionne à merveille (en particulier dans l’Ile du Nord).

Quelques années plus tard, quelques baleiniers français menaient leurs activités près de la Nouvelle-Zélande, la zone de pêche à la baleine étant excellente, le capitaine Jean-François Langlois eut donc l’idée de créer une colonie française en Nouvelle-Zélande afin d’éviter de parcourir la moitié de la planète pour obtenir de l’huile de baleine. Il acheta la péninsule aux Māori pour mille francs et leur donna un premier versement de 150 francs sous forme de troc, le restant du paiement devant se faire au moment de la prise de possession du territoire à leur retour. Le capitaine retourna donc en France et fit les démarches nécessaires pour qu’une expédition de colonisation soit envoyée sur l’île sud de la Nouvelle-Zélande. Il faudra attendre jusqu’en 1840 pour qu’un petit groupe de français venus de Paris et dirigé par Lavaud revienne en Nouvelle-Zélande pour une colonisation. Mais les Anglais avaient déjà la souveraineté de l’île du nord et, avec le traité de Waitangi, il était facile de prendre possession de la totalité de la Nouvelle-Zélande. Ce qui arriva quelques semaines avant le retour des Français. Par la suite, les Français ont dû se contenter de deux villages en la péninsule de Banks au lieu de l’île entière, un de ceux-ci étant Akaroa. Salete de Rosbeef !

Revenir à l’index

Mini-Kiwis, Kiwano et autres fruits étranges…

Ici on peut trouver des kiwis normaux bien sur, mais aussi des kiwis dorés, qui sont un peu plus doux, moins acides. Ça peut être très bon ou vraiment dégueulasse si ils sont trop mures, il n’y a pas vraiment d’intermédiaire ! Le gout est très fin, mois acide qu’un kiwi vert. Il y a aussi des kiwiberry, des sortes de mini kiwis. C’est mignon mais pas vraiment innovant au niveau gout, et assez cher. Notez aussi que le kiwi est une plante originaire de Chine ! « Le kiwi a d’abord été connu sous le nom de « groseille de Chine ». Lors de la guerre froide, ce nom devient un problème pour sa commercialisation aux États -Unis. Sa culture se développant en Nouvelle-Zélande, les Néo-Zélandais l’appelèrent donc « kiwi », sa peau velue rappelant celle de l’oiseau du même nom, emblème du pays.  » Wikipédia. Profitez en pour noter qu’un kiwi désigne à la fois l’animal, le fruit, mais aussi les habitants de la Nouvelle-Zélande.

Un autre fruit très populaire ici est le feijoas, ou « goyave du Brésil ». Le gout est assez particulier, pas désagréable mais surprenant. La texture rapelle vraiment la goyave, miam !

On a aussi testé le kiwano, ou melon a corne, un fruit exotique cultivé en Nouvelle-Zélande. C’est vraiment une drôle de bête, mais le goût était décevant : plus ou moins celui d’un concombre, mais avec une texture moins agréable (gluant et avec des graines de courge dedans…). Il parait que ça a le gout de kiwi et  de banane, on a du tomber sur un mauvais.

Revenir à l’index

« Si tu n’aime pas le temps qu’il fait en Nouvelle-Zélande, attends un peu »

Arche de NorWester – source : http://basementgeographer.blogspot.com</span&gt;

« Si tu n’aime pas le temps qu’il fait, attends un peu », dit un proverbe kiwi. En effet, ici le temps change à une vitesse incroyable. Par exemple, cette semaine, nous somme passer de 36°C dimanche à 18°C mercredi (température maximale). Il arrive souvent qu’il fasse grand bleu le matin et qu’il pleuve tout l’après midi. En fait, on a un climat insulaire, qui dépend presque complètement des vents. Les principaux sont le vent du Sud-Est, du Pacifique, qui est frais, mais surtout le Nor’Wester, un vent chaud du Nord-Ouest : ce vent vient de la mer de Tasman, chargé d’humidité, mais se déleste de son eau pour s’élever au dessus des Alpes (à ce moment là, je vous raconte pas ce qu’il tombe sur la côte Ouest !). Du coup, après avoir traverser les plaines du Canterbury, il se transforme en un vent chaud et sec. C’est typiquement ce que l’on appelle un vent de Föhn. Ce vent créer aussi des nuages très particuliers au dessus de Christchurch, dit Arche du Nor’Wester (attention, lien en anglais), nous offrant parfois des couchers de soleil irréels.

Revenir à l’index

On peut manger des MacBites !

Je voulais vous faire profiter de cette excellente pub affichée partout en Nouvelle-Zélande : les McBites ! Je ne sais pas si c’est bon, car même en supposant que je veuille en acheter, je suis pas sûre d’arriver à me faire comprendre avant de m’étouffer de rire !

Revenir à l’index

Il y a 10 moutons par habitant en Nouvelle-Zélande

On compte ici environ 10 moutons et une vache par habitant ! Il y a encore quelques dizaines d’années, c’etait 100 moutons par habitant. Cela fait dire aux Australiens qu’ « en Nouvelle-Zélande, il  y a 44 millions de moutons, et 4 millions pensent qu’ils sont des Néo-Zélandais ».  On trouve aussi beaucoup d’élevages de cerfs et de lamas.

Revenir à l’index.

5 réponses à “Les anectodes

  1. Hola!
    Tres sympa cette nouvelle section.
    T’aurais une stat sur les tremblements de terre?!

  2. ouais effectivement je kiffe bien cette section =*) bisous élise !!!

  3. cool , les champignons!
    mais en effet , il y en a pas mal qui se retrouve dans le fameux documentaire (c’est pas moi qui te l’avais filer d’ailleurs? )
    par contre le panier blanc , je ne connaissais absolument pas (ni le bleu et le violet d’ailleurs)

    (c’ets bon? je l’ai le 100eme com? :p)

    • Et oui tu a mis le centième commentaire ! Bravo, t’as gagné le droit de continuer :) Et euh pas mal de mes champignons qui sont dans le documentaire, ben y en a deux en fait ^^ Sinon oui oui c’est toi qui me l’a filé, j’adore <3 bisoux !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s