Road-Trip Juillet

Voilà l’article complet de notre road-trip  dans l’Île du Nord suivit de 5 jours en Malaisie. On a essayé d’aller voir les quelques coins qu’on avait manqué, ou de revoir les places qu’on avait bien aimé. Du coup rien de bien nouveau ou de très impressionnant vu que l’on avait déjà vu les plus belles attractions touristiques, mais quand même un petit voyage bien sympathique ! On a ensuite quitté la Nouvelle-Zélande et avons fait escale 5 jours en Malaisie, à Singapour et Kuching (sur l’île de Bornéo), c’était bien plus dépaysant !

Pour commencer, la carte (cliquez sur les icônes pour en savoir plus) :

Samedi 23 juillet : Nous commençons par aller chercher le campervan que nous avons réservé à l’aéroport. En effet, on vient de vendre la voiture et il nous faut un nouveau moyen de transport ! On a trouvé une bonne occas’ sur internet, environ 26$ par jour, assurance comprise. Malheureusement, les petites lettres en bas du contrat ne précisent pas que pour l’assurance, un dépôt de 2500$ est nécessaire en guise de caution. Nous n’avons pas cette somme-là, et même si c’était le cas, elle serait destinée à nos vacances et non pas à une caution ! On est donc contraint de payer une assurance supplémentaire pour 21$ par jour, ce qui double presque le coût de location… C’est la mauvaise nouvelle du jour, mais finalement on repart avec Yoda (le van) , en direction du centre pour récupérer les sous de la voiture, puis de la maison pour charger les valises. On finit par se débarrasser de tout notre bazar (le matelas entre autre), par charger la voiture, et par nettoyer la chambre, puis nous nous mettons en route bien tardivement, vers Matamata.

Les photos de Yoda le campervan !

Dimanche 24 : Ce matin nous nous réveillons plus tard que prévu (Yoda est plutôt confortable!), mais sommes retenus encore plus longtemps par un Français à la langue bien pendue et content de trouver un oreille attentive. On finit par partir en fin de matinée vers l’endroit où a été tourné Hobbiton (Hobbitebourg en français) dans le Seigneur des Anneaux. Nous n’avions au début pas prévu d’aller dans cet attrape- touriste (60$ pour à peine plus d’une heure de visite) puisque le site avait été en partie démoli à cause des copyrights (on n’y voyait plus que des panneaux blancs percés de trois trous, un grand pour la porte et deux petit pour les fenêtres. Mais avec le tournage du film  « Le Hobbit  », le site a été entièrement restauré, et nous avons estimé que ça valait le détour ! Et en effet, nous n’avons pas été déçus. Bien que la guide soit insupportable, que l’on soit dans un groupe de 50 personnes, que le temps soit grisâtre, et malgré l’interdiction de poster les photos sur internet, c’est assez fou de découvrir un village de hobbits complètement reconstitué, on s’y croirait vraiment ! Tout est réel : les portes, les briques, les potagers, le pont… À une exception notable : le chêne qui surplombe Cul de Sac (la maison de Bilbo) est faux : pour les premiers films, il avait été fait à partir d’un vrai chêne coupé en tronçons puis reconstitué, auquel ont avait accroché des milliers de feuilles en fibre de verre made in Taiwan. Mais cette fois-ci, ils ont fait plus simple : l’arbre est entièrement en métal ! Bien sûr, ce ne sont que des façades, les scènes d’intérieur ont été filmées en studio. Malheureusement, nous ne sommes pas autorisés à publier les photos sur internet ni à les envoyer par courriel avant la sortie des deux films (copyright encore une fois), il faudra attendre de nous voir pour avoir les photos ! On se met ensuite en route vers Waitomo.

Lundi 25 : Ce matin, c’est décidé, on va voir un kiwi ! Après dix mois ici nous n’avons toujours pas eu la chance de les croiser dans la nature, et nous nous sommes donc résolus à aller dans un zoo. Le jour et la nuit sont inversés dans le vivarium et on peut voir de très près Atu, une femelle de l’espèce « great spotted kiwi », la plus grande espèce qui existe. Et en effet, elle est assez énorme, de la taille d’un chapon (c’est aussi appétissant d’ailleurs), et cherche activement de la nourriture avec son long bec. L’autre kiwi est plus timide et on ne l’aperçoit que de loin. On ne le savait pas, mais ces bestioles dorment environ 18h par jour ! La belle vie ! Le reste du zoo est sans intérêt, vraiment tristounet (ça m’a fendu le cœur de voir des keas, ces oiseaux des montagnes et des grands espaces, enfermés dans 10 m²).

On va ensuite visiter les grottes de Waitomo une des plus grandes attractions de l’Ile du Nord. La première grotte est vraiment superbe, avec beaucoup de de stalactites très fines. Certaines parties ont été abimées par des gens qui prenaient des souvenirs, mais c’est encore superbe. C’est parfois assez impressionnant de passer sous ces aiguilles qui semblent toutes prêtes à vous embrocher. La deuxième grotte est sans doute la plus célèbre, grâce à ses vers luisants. En ayant déjà vu à Te Anau, on se serait passé de cette visite, mais on a eu une réduction qui nous permettait de voir de deux grottes pour le prix d’une, alors autant en profiter ! Il y a beaucoup de monde, et la grotte est loin d’être aussi belle que la première, mais les vers luisants sont vraiment très beaux (enfin, rien de bien nouveau, et les gens sont assez bruyants, ce qui casse un peu la magie, mais pour ce prix là, on ne va pas se plaindre). En sortant, on se met en route pour le Tongariro National Parc, bien qu’une tempête de neige y sévirait. On arrive pourtant dans un très beau temps (bien que froid), mais il se met rapidement à neiger. On va s’installer das un camping et nous nous préparons à une froide nuit : collants , pyjamas épais, chaussettes de ski, , pull, bonnet, et bouillotte vivante à ses cotés, on est parés !

Les photos.

Mardi 26 : Après une nuit pas si inconfortable que ça, on se lève sous un temps radieux bien que froid (-3°C, avec du givre à l’intérieur de la voiture!), et on se prépare pour randonner. On aurait bien aimé refaire la Tongariro Alpine Crossing ou monter au sommet du Mont Doom, mais avec la neige fraiche et le vent qui a soufflé toute la nuit les risques d’avalanche sont trop forts et nous faisons une autre rando qui nous tentait bien aussi, qui mène aux deux lacs de Tama. On part marcher donc dans une fine couche de neige encore vierge de traces,, sauf celles de lapins et même de kiwis ! Dans la forêt c’est étrange de voir des fougères couvertes de neige. On arrive dans un premier temps aux chutes de Taranaki, et on comprend d’où vient leur nom : comme le ciel est bien clair, on aperçoit au loin le volcan Taranaki. La rivière est en partie gelée, ainsi que le bassin de chute. On continue après dans des prairies plus exposées, offrant une vue superbe sur les trois volcans : le Mont Doom, le Ruapehu, et le Taranaki (et aussi le Tongariro derrière le Mont Doom, je crois). On finit par arriver au au bord d’une sorte de cratère au fond duquel se trouve le premier lac (Lower Tama Lake). En effet ces deux lacs se trouvent dans les vestiges de deux gigantesques explosions ! On tente l’ascension qui mène au second lac, qui risque d’être gelée et donc dur d’accès, mais finalement à part un vent glacial (-3°C au thermomètre, mais avec le vent c’est encore pire) rien ne nous empêche de voir la belle demi-lune du deuxième lac, à l’ombre du Mont Doom, très impressionnant à cette distance ! La vue est superbe, on surplombe les deux lacs et on voit toujours les trois volcans. Mais on se caille ! Après un piquenique sur le pouce, on se dépêche de redescendre et retournons tranquillement au van. On vérifie rapidement la météo pour demain… aie aie aie, une autre tempête de neige arrive ! On a déjà vu une bonne partie de ce parc, et même si on aurait aimé y passer un peu plus de temps, la perspective de passer une journée dans le van à attendre que la tempête passe ne nous réjouit guère ! Nous décidons de passer la nuit sur place puis de fuir la région.

Les photos.

Mercredi 27 : Le matin, on se réveille sous une couche de neige fraiche, et vu que le temps est aussi mauvais que prévu, nous partons en direction du Mont Taranaki, mais on prévoit la journée entière pour voyager le long de la Forgotten World Highway (la Route du Monde Oublié), une route qui passe par les coins les plus perdus de l’Île du Nord. On commence au milieu de de magnifiques paysages très vallonnés, escarpés même, couverts d’une belle prairie verte, de moutons et de brume. Au bout d’un moment, nous arrivons dans les gorges de Whangamomona, trop pentue pour être pâturées et qui sont donc couverte de forêt vierge absolument superbe. On ressort de cette forêt très brutalement, pour retrouver nos pâturages. On fait une pause pour voir la plus grande cascade de l’Île du Nord, de 73m de haut. Encore une fois, c’est au milieu de la forêt vierge, on dirait qu’un pan de la montagne a glissé et forme une impressionnante falaise d’où tombe la rivière. On repart, et arrivons bientôt dans la République de Whangamomona, seule république de Nouvelle-Zélande (un article un peu plus détaillé sur cette incongruité est disponible dans la section « Le saviez-vous? »). Après avoir fait tamponné nos visa et bu une bière dans le palais présidentiel/hôtel/pub, on repart, mais sous la pluie, et arrivons à à Egmond Village sans voir l’ombre du volcan Taranaki.. Le temps est pourri, il pleut vraiment des quantités d’eau impressionnantes, et il y a même de la grêle ! Ayant bien besoin d’une douche et peu enclins à passer la soirée sous la pluie, nous nous trouvons une petite auberge bien sympathique où nous passons la soirée (mais on dort quand même dans le van, c’est moins cher).

Les photos.

Jeudi 28 : Le lendemain, le temps s’est éclairci mais le volcan reste difficile à voir, drapé dans des nuages. Accompagnés d’un allemand rencontré à l’auberge, nous refaisons la rando dans les Pouakai Ranges, qui offre un beau point de vue sur le Taranaki. Malheureusement, après deux heures d’ascension, on découvre que les sommets sont complétements dans le brouillard, et donc on ne voit absolument rien (et en plus il fait super froid). On redescend donc dépités, et passons la fin de notre après midi à New-Plymouth, avant de retourner à l’auberge pour la soirée (c’est vraiment une excellente auberge, on ne va pas se priver de ce petit confort!).

Pas de photos donc !

Vendredi 29 : Le temps étant toujours voilé autours du Taranaki, nous mettons la journée à profit pour faire les 5h de route qui nous séparent de Wellington. En arrivant dans les alentours de la ville, où nous allons camper, nous nous arrêtons pour voir le lieu de tournage de Rivendel (dans le Seigneur des Anneaux), sur notre route. C’est très décevant : même si la forêt et la rivière sont jolies, le site n’a vraiment rien à voir avec le film, fait en grande partie digitalement. On passe un col (très joli lui) qui nous amène dans la vallée de Martinborought, célèbre pour son pinot noir. On arrive un peu tard pour tester les caves alors nous décidons de nous rendre à une coopérative au centre ville, mais la dégustation est très décevante : seulement 5 vins disponibles dont deux pinots noirs, de basse qualité (il y en avait quand même un qui s’appelle « Villageoise »!). Tant pis !

Toujours pas de photos !

Samedi 30 : Le matin nous nous mettons en route pour Wellington et allons visiter le fameux musée de Te Papa. La visite est intéressante, portant à la fois sur la géologie, la faune, l’histoire et la culture de la Nouvelle-Zélande de façon très interactive, mais on n’apprend rien de bien nouveau. On a pu tester le très célèbre simulateur de séisme, et on peut vous dire que ça n’a rien à voir avec un vrai !  Après avoir fait un peu de shopping et s’être rendu à un beau point de vue de la ville, nous allons chez Aaron, un couchsurfeur qui nous héberger pour la nuit. Nous passons la fin d’après midi ensemble, puis nous nous rendons en bus au Westpac Stadium. Eh oui, ce soirs les All Blacks, la célèbre équipe de rugby néo-zélandaise, joue contre l’Afrique du Sud dans le cadre du tournois des tris-nations. On a pu admirer au début de beaux maoris en tenue traditionnelle, et aussi et surtout le fameux haka, la danse guerrière maori que les All Blacks font à chaque début de match (mais ils étaient de dos !).  Il y avait une ambiance d’enfer, des drapeaux aux armes des All Blacks ont été distribués à l’entrée, le public a écrit ALL BLACKS dans les gradins et on avait le droit à des cris de groupies à chaque action de Dan Carter (bon, j’ai un peu crié aussi, j’avoue !). Avec un soutien pareil, les All Blacks ne pouvaient que s’imposer sans difficulté avec un score de 40 à 7, ça ne présage rien de bon pour nous durant la Coupe du Monde !

Les photos.

Dimanche 31 : Le matin, nous partons de bonne heure car nous avons encore pas mal de route. Le temps étant superbe, on s’arrête en chemin pour une ballade dans le massif de Tararua, puis finissons la route jusqu’à Hasting. La nuit est très claire et on profite pour la première fois du toit en verre de Yoda pour regarder les étoiles depuis le lit, plutôt sympathique !

Les photos.

Lundi 1er Août : Le matin, nous allons au centre ville de Napier. La ville a été réduite en poussière lors d’un tremblement de terre en 1931, et il a été ensuite créé  un plan de reconstruction globale sur le modèle Art Déco. Curieux de voir ça, nous nous promenons dans le centre ville, mais l’architecture est vraiment décevante : l’Art Déco, en fait, c’est des jolies pub, mais niveau construction ça fait très années soixante, et ce n’était pas vraiment l’age d’or de l’architecture ! La ville a quand même du charme, avec son allée de palmiers au bord de la mer et son petit centre piéton. Nous nous mettons ensuite en quête d’une brasserie à tester car la baie d’Hawkes où nous nous trouvons est une célèbre région viticole et brassicole. Nous visitons donc la Rooster Brewery (Brasserie du Coq), qui n’est pas mal du tout ! Nous partons ensuite du côté des vignobles, visitons Salvare Estate où nous prenons notre pique-nique accompagné d’un verre de vin rouge (pas mauvais mais pas incroyable non plus). Nous continuons avec deux autres vignobles, mais rien ne nous excite vraiment les papilles, sauf un vin doux au domaine de Matakiri. On retourne à Napier et attendons que le soleil se couche, car le Lonely Planet assure que l’Art-Déco révèle toute sa splendeur la nuit, à la lumière des néons. Que nenni, à part une fontaine avec des vives couleurs, il n’y a aucune illumination dans la ville ! Après cette terrible déception, nous décidons de faire un peu de route pour s’approcher de notre prochaine étape, le parc de Te Urewera, à 4h de route d’ici. La nuit est encore superbe, et nous profitons bien des étoiles de l’hémisphère sud, que nous ne verrons bientôt plus !

Les photos.

Mardi 2 : Après avoir fini la route (en bonne partie sur du gravier), nous arrivons au parc national, et décidons de faire le début de la Great Walk du lac Waikaremoana, qui nous mène à son point culminant. La forêt est superbe, et la montée raide offre rapidement de très belles vues sur le lac et le reste du parc, très vallonné. La rando est apparemment très prisée en été, mais aujourd’hui nous sommes les seuls dans le parc et le calme est vraiment saisissant. De retour à la voiture, on continue sur la route en terre afin de traverser le massif (la route est très jolie, au milieu de la forêt), et arrivons à Rotorua où nous avons prévu de passer la nuit. Pourquoi Rotorua ? Parce qu’on se rappelle très bien d’une petite source d’eau chaude perdue dans la nature et aimerions bien en profiter une dernière fois ! On s’y rend au crépuscule, et sommes absolument seuls, calés bien au chaud dans la rivière, avec des bières à portée de main et bientôt quelques étoiles dans le ciel… Pour notre dernière nuit de vacances en Nouvelle-Zélande, c’est plutôt pas mal ! On se rend ensuite au camping, au bord d’un lac, qui s’avère complètement inondé. Les canards et les poules d’eaux piaillent toutes la nuit, mais ça ne nous empêche sûrement pas de dormir !

Les photos

Mercredi 3 : Aujourd’hui c’est la fin des vacances, nous retournons à Auckland, et faisons les derniers préparatifs du départ : lessive, valises, rendre l’appareil photo, vendre le bazar restant… On passe la soirée au couchsurfing meeting d’Auckland où nous avons nos habitudes pour dire au revoir à nos amis, puis passons la nuit vers Albany chez un couchsurfeur.

Pas de photos.

Jeudi 4 : Ce matin, nous fermons notre compte néo-zélandais et rendons le van sans problème à l’aéroport puis prenons notre vol pour Singapour, encore une fois avec la compagnie Air Singapore que je recommande fortement (la seule compagnie où les repas sont bons!). Adieu les kiwis ! Nous arrivons à 19h dans l’immense et confortable aéroport de Singapour, où nous récupérons nos grosses valises pour les laisser dans une consigne. Nous prenons ensuite le taxi pour nous rendre chez un autre couchsurfeur, Madi, qui nous accueille très bien. On s’est senti un peu cons devant les toilettes sans PQ : pas mal d’asiatiques préfèrent se rincer au jet d’eau ! Malgré la nuit, la chaleur est étouffante et notre peau est constamment moite, même après une douche.

Toujours pas de photos.

Vendredi 5 août : Ce matin nous sommes réveillés de bonne heure à cause de la chaleur et du décalage horaire. Après que notre hôte nous ai indiqué où manger un bon petit déj singapourien (une sorte de soupe aux nouilles chinoises), nous partons visiter ce que nous avions manqué lors de notre précédente visite. Direction donc Marina Bay, où l’on peut admirer le célèbre building du Marina Bay Sand, constitué de trois tours relié à leur sommet par un espèce d’immense bateau. Le bâtiment abrite des boutiques de luxe, un hôtel tout aussi luxueux et un casino. Nous prenons l’ascenseur qui emmène sur le « bateau » pour profiter de la vue qu’il offre sur Singapour. On n’est pas déçus du voyage : la ville est immense par rapport à ce à quoi la Nouvelle-Zélande nous a habitués, et pour cause : elle compte 5 millions d’habitants soit plus que la population totale néo-zélandaise ! Ce ne sont pas des maisons, mais des gratte-ciels que l’on voit à perte de vue. On voit aussi le port, couvert d’une myriade de bateaux. Le toit abrite aussi la terrasse luxueuse de l’hôtel, avec une piscine à débordement au bord du toit, du plus bel effet.

On redescend et nous mettons en quête d’une food-court que l’on nous a recommandé. Je ne rappelle pas l’avoir expliqué, mais en Asie et en Nouvelle-Zélande ce système est très utilisé : plusieurs boutiques de plats à emporter (entre 3 et 10 restaurants différents avec au choix pizza, indien, chinois, sushis, macdo, kebab…) sont rassemblés autours d’une cafétéria (entretenue grâce à une participation de chaque restaurant), et du coup chaque personne peut choisir le repas qu’il veut parmi un choix très large avant de rejoindre ses amis à une table : pas besoin de faire un consensus préalable sur la boutique où l’on va aller ! C’est un système qui mériterait de faire son entrée en France. Bref, nous allons dans la food court la plus réputée du coin, et c’est vraiment impressionnant : il doit y avoir plusieurs centaines de boutiques différentes, c’est immense, tout sent super bon et évidemment il n’y aucun plat que nous connaissons. Après un choix difficile (et pas mal hasardeux) nous testons un restau chinois qui sert des plats cuits à la vapeur. Perplexe devant la carte écrit en chinois et malaisien (et de toute façon parlant de plats dont nous ne soupçonnions pas l’existence), nous avons la chance de nous faire aider par un couple d’asiatiques qui nous dirigent vers leur plats favoris. On a donc testé du char siew, du porc cuisiné enroulé dans de la pâte de riz et plusieurs bao, des douceurs faites d’une pâte blanche sucrée et fourrée de pâte de lotus, de haricots rouges (c’est sucré) et d’autres choses. On accompagne le tout de jus de canne à sucre pressée devant nos yeux et d’une Tiger Beer. Après ce délicieux repas nous nous rendons à Chinatown, où nous avons rendez-vous avec Cat, une couchsurfeuse qui doit nous aider à acheter notre appareil photo : en effet afin d’éviter les arnaques à Singapour, j’ai laissé un message sur le groupe CS de Singapour en leur demandant quelles étaient leurs boutiques préférées et Cat s’est non seulement renseignée sur les prix pratiqués, mais a aussi négocié et commandé l’appareil photo pour nous, et s’est proposée pour nous emmener à la boutique ! La transaction s’est très bien déroulée et nous voici très bientôt les heureux possesseurs d’un Sony HX100v, d’une carte mémoire et de la pochette pour la modique somme d’environ 350€. On continue après à flâner dans Chinatown : on visite un temple bouddhiste superbe (et très kitsch), on boit du lait de coco à même le fruit, on fait les boutiques (j’ai trouvé un super kimono bien kitsch dont la vendeuse, d’une bonne foi exemplaire, m’assure qu’il est fait de soie véritable et brodé main, pour 15€, après négociations!)…

Puis nous prenons le métro pour retourner à l’aéroport luxueux (et son aquarium à papillon) où nous prenons un vol pour Kuching, une ville malaisienne située sur l’Ile de Bornéo. Le couchsufeur qui doit nous accueillir, Barry, ne nous a pas donné d’adresse mais juste le nom de la food court où il travaille comme cuistot ; heureusement le taxi sait où c’est ! Notre arrivée ne passe pas inaperçue : tous les malaisiens qui mangeaient là nous dévisagent, curieux sans doute de voir des touristes si loin des grands hôtels. Nous demandons à voir Barry, et il arrive et nous accueille très froidement, sans un sourire, et apprenant que nous n’avons pas mangé, nous intime l’ordre de nous asseoir à une table. Un peu désarçonné par l’accueil, nous nous demandons dans quelle galère nous sommes tombés. Barry nous rejoint bientôt et nous aide à choisir notre repas et notre boisson. On ne sait absolument pas ce que c’est, mais c’est vraiment bon ! Le plat est accompagné de pousses de fougères cuites comme des asperges, un régal, et d’un jus d’une sorte de goyave, pas mauvais non plus. Ça nous change de la nourriture kiwi ! Une fois que Barry a moins de travail, il nous emmène chez lui, un appartement plutôt coquet où nous avons notre propre chambre (plutôt exceptionnel pour le couchsurfing), et nous donne immédiatement un double des clefs, avant de repartir travailler. Claqués par le décalage horaire et la longue journée de marche dans Singapour (on a récolté notre lot d’ampoules), nous allons directement au lit.

Les photos.

Samedi 6 août : Le matin, nous partons prendre le petit déjeuner en ville, comme le font la plupart de gens ici, avec Barry. En route, on s’arrête car il doit aller chercher sa commande pour le restau au marché le plus proche. Il se gare en laissant le coffre grand ouvert et nous fait faire un tour entre les étals de fruits plus exotiques les uns que les autres, les poissons, les volailles… puis nous retournons à la voiture dont un marchant a rempli et fermé le coffre. Barry nous emmène alors tester le petit déj typique : le laksa, une soupe avec des nouilles et des crevettes, très bonne, accompagnée de la boisson traditionnelle : le teh c special, ou thé trois couches, car il est servi  sans que les ingrédients (sucre liquide, lait et thé) soient mélangés, ce qui est plutôt classe! On se rend compte avec soulagement que Barry n’est absolument pas froid, mais au contraire très accueillant, bien que peu bavard et avec un visage peu expressif, ce qui est plutôt déroutant ! Avant qu’il ne reparte au boulot, il nous dépose en ville en nous montrant les poins principaux. On se rend à l’office du tourisme, mais surprise, c’est fermé les week ends… Qu’à cela ne tienne, armés d’une carte basique de la ville, on se ballade au hasard des rues. On commence par le quartier chinois, avec ses superbes temples colorés et surchargés de décorations, puis marchons le long de la rivière, découvrant ainsi l’espèce de lotus géant qui sert de palais des ministres (je crois) côte à côte avec d’humbles maisons de pêcheurs. On arrive ensuite dans le quartier indien, rempli d’échoppes, et où l’on teste des boissons aux couleurs intrigantes (et le goût aussi). On traverse un bazar pour se rendre au pied d’une grosse mosquée rose aux coupoles dorées digne d’un Disney d’Aladdin, puis repartons en passant par le quartier des hôtels, où se trouve d’énormes buildings, contrastant beaucoup avec le reste de la ville, et qui abrite les touristes.  On y trouve aussi des Macdo, KFC, Pizza Hut…Quel dommage, quand on connait la qualité de la nourriture malaisienne !  En route on croise plusieurs statues très kitsch de chat, car Kuching veut dire chat en malaisien. L’ambiance est très relaxe, personne n’est pressé, les voitures roulent de façon un peu aléatoire mais doucement, il n’y a pas de mendiants et les rues sont plutôt propres (dur de juger quand on arrive juste de Singapour, la ville où les chewing-gum sont interdits pour éviter de salir les rues…). Les gens ne parlent pas tous anglais mais en général il y a toujours quelqu’un pas trop loin pour aider. Ils sont très serviables, ravis de pouvoir nous aider à visiter leur pays et leur culture, et aussi très honnêtes ! Par contre la chaleur est torride, et nous rentrons vite nous mettre au frais à la maison (il y a la clim dans la chambre, et une douche froide à disposition). Vers 3h, on commence à avoir faim, et nous allons au restaurant de Barry pour manger, mais il n’est pas là. La gérante du restau, qui doit être la seule personne à parler assez bien anglais, nous prend sous son aile et nous aide à choisir notre repas et boisson. On retourne à la maison passer l’après midi au frais, en attendant l’heure du marché. Et oui, demain, c’est dimanche, et tout les paysans des alentours se rendent à Kuching pour vendre leurs produits. Mais la route étant assez longue, la plupart d’entre eux arrivent le samedi soir et commencent à faire affaires, avant de passer la nuit sur les étals. Nous allons donc nous y promener une fois la chaleur un peu retombée. C’est vraiment immense, et on y trouve de tout, des fruits aux poissons en passant par des portes-bonheurs, des orchidées ou encore des tortues domestiques. Une bonne portion est réservée à la nourriture à emporter, et c’est un vrai plaisir de marcher d’un étal à l’autre pour découvrir des mets dont nous n’avons pas idée ! Même chose lorsque l’on se ballade dans les étals de fruits et légumes, c’est impressionnant de ne pas connaître les ¾ des espèce vendues ! On essaie quelques fruits, curieux, en demandant au vendeur ou aux passants comment nous sommes censé les manger (papaye, mangues, dragon fruit, pomme d’eau, logani…) On détecte un peu plus loin une odeur nauséabonde, mais on a été prévenus et savons ce que c’est : du durian, un fruit dont raffolent les asiatiques. Le fruit dégage une odeur très forte de pourriture sucrée, écœurante, et c’est pourquoi il est interdit dans les hôtels, les bus, les métros et autres lieux publics. Mais en bons Français on sait bien que l’odeur ne fait pas tout (le durian sent quand même moins fort que certains fromages de notre connaissance), et allons tester ! Le vendeur, très sympa nous laisse goûter un tout petit peu sans nous forcer à acheter, connaissant la curiosité et la répulsion qu’ont les touristes vis à vis de ce fruit. C’est plutôt bon, alors on en achète un qu’il nous ouvre pour qu’on puisse le manger tout de suite, et on s’assoit au bord d’un trottoir pour déguster. Le fruit est de la taille d’un gros melon, vert et couvert de piquants. L’intérieur est séparé en plusieurs compartiments qui abritent une graine entourée d’une épaisse couche de pulpe blanche et très crémeuse : c’est cette pulpe qu’on mange, en y trempant les doigts ou en suçant la graine. Le goût est vraiment original, c’est très sucré, un peu écœurant, mais en même temps très fort, avec presque un goût d’ail et d’oignon. Plusieurs passants s’amusent de nous voir nous délecter d’un fruit que 9 touristes sur 10 détestent. Une famille de touristes italiens s’arrêtent au stand, visiblement curieux d’essayer ; on leur fait signe de venir tester le nôtre. La femme n’aime pas du tout, tandis que le mari est intrigué ; le petit (4-5 ans), refuse catégoriquement d’essayer après avoir senti ! On s’échange quelques conseils sur les fruits à essayer au marché, puis continuons notre route. Nous rentrons alors tranquillement tandis que la pluie tombe, rafraichissant un peu la nuit.

Les photos.

Dimanche 7 août : Nous nous rendons de bonne heure au pied d’un hôtel afin de prendre la navette qui nous emmène au Village Culturel, à 40min de là. L’île de Bornéo est peuplée de nombreuses tribus avec des modes de vie assez différents, mais presque toutes vivent dans des « maisons longues ». Ce sont d’immenses bâtiments destinés à accueillir toute la tribu, que ce soit pour cuisiner, manger, festoyer ou dormir : les habitants sont tout le temps ensemble dans ces immenses maisons. Ce village culturel présente une maison longue typique pour chaque tribu majoritaire de Bornéo : les Bidyuh, les Iban (des chasseurs de têtes) , les Penans (où on a fait de la sarbacane) , les Orangs Ulu, et les Melanau. Dans ces maisons, des indigènes sont payés pour y habiter et vivre selon leurs traditions. La visite est très intéressante et agréable. A 11h, nous nous rendons dans le théâtre où des danses traditionnelles sont jouées. Encore une fois c’est agréable, intéressant et même très drôle ! Une fois les spectacles terminés, nous finissons notre visite, puis reprenons la navette pour nous faire déposer à une plage. Bon, ce n’est pas la petite crique d’eau turquoise perdue dont nous rêvions, mais la plage d’un grand hôtel, et la marée est basse, mais la baignade est quand même rafraichissante (même si l’eau est plus que tiède). On reprend une dernière fois la navette pour rentrer chez Barry, et après un peu de repos au frais, nous allons voir le Festival de la Nourriture. Eh oui, nous sommes arrivés à Kuching au bon moment car ce festival est là 3 semaines par an. C’est l’occasion pour nous de tester des saveurs nouvelles ! Le festival est une sorte de grand marché où chaque étal propose à manger. Des tables sont installées dans les allées, où les gens peuvent déguster, et des gens passent avec de grands plateaux pour proposer des boissons aux couleurs des plus perturbantes. C’est vraiment grand, et on se ballade beaucoup avant d’arriver à choisir quoique ce soit ! On a finalement testé pas mal de choses, toutes plus délicieuses les unes que les autres. Il y a aussi une bonne partie du festival où l’on trouve des produits miracles pour la cuisine et la maison, et il y a aussi un jardin éclairé avec de belles couleurs (prends ça , Napier!). Il y a aussi une grande scène où se produisent des enfants, on dirait un peu une kermesse, c’est assez atroce ! Une fois le ventre bien rempli, nous rentrons prendre une nuit de sommeil bien mérité.

Les photos du Village.

Les photos du Festival.

Lundi 8 août : Aujourd’hui nous partons de bonne heure prendre le bus afin de nous rendre au parc national de Bako. Après 40min, une fois arrivés au village le plus proche, il nous faut prendre le bateau pendant 20min pour accéder au parc. Afin de partager le prix du bateau, on fait connaissance avec 3 autres couples de touristes (le bus en était plein), et partons au milieu de la mangrove. Une fois arrivés, notre capitaine nous demande d’être de retour sur la plage à 3h, dernier délai, car après la marée est trop basse et nous risquons de finir coincés dans la mangrove, à l’heure où les crocodiles vont manger l’apéro. Nous nous rendons au comptoir du parc, et en route, même pas 5 min après être arrivés, on voit 2 nasiques perchés dans les arbres. Ces grands singes ont vraiment un nez ridicule ! Malheureusement même s’ils ne sont pas très loin on ne les voit pas si bien car ils sont à contre jour et cachés dans les arbres. Tout de même, quelle rencontre ! On s’enregistre au bureau (on doit préciser combien nous sommes et quelle rando on prévoit de faire, et signer à notre retour. Si nous ne revenons pas pour signer le registre… je suppose que ça leur sert à garder le compte de combien de touristes ils laissent en pâture aux singes et aux crocos afin qu’ils n’engraissent pas trop !). À peine partis, on croise un cochon sauvage en train de fouiner le sol. On commence par se balader dans une forêt bien dense et humide, où l’on entend des oiseaux et des insectes par centaines (surtout un insecte en fait, au bruit strident, à mi-chemin entre l’alarme de voiture et la perceuse). On monte à un point de vue sur la jungle et les plages, et reprenons notre marche dans la chaleur torride. On transpire au moins autant qu’après 30min de sauna brulant,  c’est suffocant de marcher dans cet air lourd et humide. On fini par atteindre un replat, et la végétation change complètement pour laisser place à des buissons sec et des espaces de terres nues. On croise plusieurs espèces de népenthès, une plante carnivore dont de nombreuses espèces sont endémiques à l’île de Bornéo. Leur fonctionnement est très simple : l’extrémité de la feuille a une forme de vasque, remplie d’eau et de suc digestif, dont les bord sont striés pour les rendre plus glissants. Les mouches sont attirées par l’odeur de putréfaction qui s’échappe de la vasque, et se posent sur son rebord d’où elles tombent et se noient. Ici la chaleur est difficilement supportable car le soleil cogne ! On finit la ballade sans croiser beaucoup d’animaux, et enchaînons avec une toutes petite balade vers une plage. On croise très vite des macaques, de petits singes mignons qui ont un regard pas mignon du tout, sérieux et calculateur, voir dangereux. Ce sont les chapardeurs du coin, et ils peuvent être assez agressifs pour obtenir de la nourriture ou des objets brillants. Pas peureux, ils se laissent bien photographier, surtout après qu’on ait trouvé le truc pour attirer leur regard  : faire semblant de fouiller dans son sac. En effet, les claquements de langue, sifflements, tripatouillage de feuilles mortes les laissent indifférents, mais dès que j’ai touché la fermeture de la pochette d’appareil photo tous leurs regards se sont tournés vers nous (c’est assez flippant). On arrive à la plage mais il est trop tard pour que l’on fasse trempette, nous devons retourner au bateau. On repart, et croisons une nouvelle fois des macaques, cachés sous l’embarcadère avec de la nourriture visiblement sortie des poubelles. La mangrove est pleine de petits crabes avec une immense pince et de quelques bernard-l’hermite. On reprend le bateau à temps pour éviter les crocodiles et nous rentrons tranquillement à Kuching chez notre hôte.

Les photos.

Mardi 9 août : Nous retrouvons un couple d’italiens rencontrés hier, afin de partager le taxi nous amenant au centre de réhabilitation des orangs-outangs à Semenggoh. Nous devons arriver avant 9h, heure où les orangs-outangs, en semi-liberté, sont nourris. En fait ce centre recueille des orangs-outangs blessés ou domestiqués (c’est interdit) afin de les soigner et les préparer à un retour vers la vie sauvage. Ils seront tous relâchés à plus ou moins long terme. En attendant, ils sont dans un grand morceau de forêt vierge (22ha) clôturé, mais libres dans cet espace. Deux fois par jour, les gens du parc déposent des fruits à certains points faciles d’observation, mais rien ne garantit qu’ils viendront manger (en général ils ne viennent pas pendant la saison des fruits, ayant tout ce qui leur faut à disposition dans la forêt). En attendant l’heure, nous nous promenons un peu pour aller voir les deux crocodiles en captivité : ils font froid dans le dos ! Après avoir reçu quelques instructions (il faut faire gaffe à ne pas énerver / intriguer les singes car ils peuvent se montrer assez violents pour obtenir ce qu’ils veulent), nous nous rendons au premier point de nourriture. Un gros mâle est déjà là : c’est Richie, le chef de la bande. Il est vraiment énorme (poids estimé de 200kg), avec de grosses joues. Étant le mâle dominant, il peut se montrer très violent et j’avoue qu’en le voyant on a pas envie d’aller lui chercher des noises. Il est assis au sol, et porte lentement des fruits à sa bouche, on a l’impression d’avoir affaire au Parrain. Il est vite rejoint par une mère et son petit, déjà assez grand pour s’éloigner un peu de sa mère et faire des bêtises. Ils restent perchés pour manger, dans des positions plus farfelues les unes que les autres (surtout le bébé, qui adore manger la tête en bas). Au bout d’un certain temps, tout ce beau monde s’en va, et on retourne vers le parking où il y a un deuxième endroit pour les nourrir. Et en effet, un singe est déjà là, et il est très vite rejoint par une autre mère avec un tout jeune bébé. Ils sont vraiment adorables et très humains. Ils sont aussi beaucoup plus proches que ne l’étaient les autres, et Mathieu s’en donne à cœur joie pour tester notre nouvel appareil. Puis, il est 10h et nous rejoignons notre taxi à qui on avait donné rendez-vous, et rentrons chez Barry. On prend notre dernier repas ensemble, puis allons retrouver le taxi qui nous mène à l’aéroport. On vole jusqu’à Singapour, et après quelques heures passée dans le luxe de l’aéroport de Singapour (et après avoir récupéré nos valises, aussi), nous montons à bord de l’airbus 380 quasiment désert qui nous ramène à Paris.

Les photos.

C’est la fin de notre année en Nouvelle-Zélande, et même si nous sommes tristes de partir, je pense quand même qu’on en a bien profité, et on a hâte de revoir nos familles et amis, et surtout de retrouver la gastronomie française !

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