Road-Trip Mars

Voilà l’article complet de notre road-trip  dans le Sud Nouvelle-Zélande. Au programme, rando, randos, randos ! Pour commencer, la carte (cliquez sur les icônes pour en savoir plus) :

Dimanche 6 mars : Tout commence donc aujourd’hui, mais très tôt. Vraiment très tôt. Jiss doit atterrir à 1h du mat, donc Rémi (qui est arrive vendredi), Mathieu et moi passons la soirée à cuisiner un bon repas et à boire de la bière, tout en se racontant ce qui nous est arrivé pendant les 6 derniers mois. Peu avant 1h, on part pour l’aéroport. Il fait vraiment un froid de canard ! L’avion de Jiss est bien évidemment le seul avec du retard, et la durée n’est pas annoncée. On se les gèle en attendant, ce qui nous donne le temps de lui préparer un petit panonceau d’arrivé «  Barbare : mieux vaut tartare que jamais ! ». Et il finit par arriver sur les coups de 3h. On rentre donc dormir un peu avant le départ.

Le matin, on se lève tranquillement, ce qui donne l’occasion à Jiss de sentir sa première réplique du séisme (Rémi a eu sa dose hier). On fait quelques courses, et puis on part vers les gorges de Rakaia, pour piqueniquer. Malheureusement le ciel est nuageux et on ne voit pas bien la belle couleur de la rivière ; c’est pas grave , il y en aura d’autres ! On va donc à Édoras (enfin, au Mont Potts, mais c’est plus simple comme ca) pour faire découvrir à nos amis ce superbe lieu du tournage du Seigneur des Anneaux. C’est encore plus beau qu’avant car avec le froid d’hier, il a neigé un peu sur les sommets, rendant les lieux encore plus dramatiques (c’est comme ça qu’ils disent en anglais, et je trouve ça classe).

On part enfin pour le lac Tekapo, et arrivons juste à temps pour avoir des places dans l’auberge. Il n’en reste plus que trois, mais Rémi dormira dans la voiture. Sauf que la patronne s’en rend compte et lui demande d’aller payer un emplacement de camping s’il veut pouvoir utiliser les facilités de l’auberge. Qu’à cela ne tienne, Rémi va faire un tour en attendant qu’elle vide les lieux, et nous rejoint un peu plus tard. Juste avant d’aller se coucher, Jiss réalise qu’un lit est libre dans sa chambre (un couple partage une place). Rémi vient donc squatter discrètement dans la chambre, et s’éclipse de bonne heure le matin. Le bon esprit français est de retour !

Les photos.

Lundi 7 mars : Le lendemain, on part re-re-faire la ballade sur le mont John, qui offre une vue superbe sur le lac. Le temps s’éclaircit au fur et à mesure, c’est toujours aussi beau ! On part ensuite pour le lac Pukaki, un peu plus loin, où l’on fait une petite baignade dans les eaux gelées et opaques, avec vue sur le Mont Cook. Mauvaise idée, car c’est sans doute en me changeant que j’ai fait tomber mon téléphone… On prend ensuite doucement la route vers Moeraki, nous arrêtons en route voir les Elephant’s Rocks (où a été tourné le Camp d’Aslan dans les Chroniques de Narnia), qui nous rappellent beaucoup les formations rocheuses de Castle Hill, puis trouvons une auberge bien sympa où passer la nuit.

Les photos.

Mardi 8 mars : Le matin on se rend aux célèbres Moeraki Boulders. Nous les avons déjà vus, mais cette fois c’est encore mieux car la marée est plus basse, dévoilant de nouveaux rochers, et il y a moins de monde. On va ensuite à Dunedin, où il nous faut acheter de quoi camper pour les prochains jours. On voulait piqueniquer à la Tunel Beach, qui est vraiment superbe, mais le temps se gâte et l’on finit dans la voiture, au bord d’un lac… On arrive dans les Catlins, réputées être une région très sauvage et peu touristique de la Nouvelle-Zélande. Le temps est bien meilleur, mais les paysages ne sont pas incroyables; ça fait beaucoup penser à l’Irlande : des collines vertes, des moutons, des falaises… On s’arrête voir quelques sites : les Nuggets Rocks (aucune poésie, ces anglais !) et deux jolies cascades, où nous prenons l’apéro. On campe vers l’une des cascades. Il fait bien froid, d’où cette magnifique phrase de Mathieu à son réveil : « le camping, c’est nul. » Malheureusement pour lui, ce n’était que le début !

Les photos.

Mercredi 9 mars : On visite les derniers sites des Catlins : une ancienne forêt pétrifiée (rien de très impressionnant : un rocher plat avec quelques troncs incrustés dedans, c’est même pas joli…) et le point le plus au Sud de l’Ile du Sud, d’où le peut apercevoir, entre les sandflies qui attaquent déjà, l’ile du Steward. Vraiment , ça aura été une déception ! On fait ensuite la longue route qui nous amène à Queenstown, réglons les dernières paperasses pour la Routeburn, et filons a Glenorchy pour camper.

Jeudi 10 : On se fait réveiller de bonne heure par un 4×4 qui passe en klaxonnant à coté de notre tente ; visiblement, le camping n’est pas légal ici… Le temps n’est pas terrible, mais le temps que l’on prenne notre gros petit déj’, il s’éclaircit. On plie nos affaires tranquillement, et finissons les préparatifs pour la Routeburn ; les sacs sont faits, mais reste le problème de la voiture : le départ de la randonnée se trouve à 20km de Glenorchy, le point d’arrivé aussi, mais… il y a 40 bornes entre les deux. Il faut trouver un moyen de retrouver la voiture à la fin. Des navettes existent mais les horaires ne sont pas arrangeants, les trajets non plus (obligés de repasser par Glenorchy ce qui fait bien 20km de détour), et surtout c’est hors de prix. On laisse donc la voiture au départ, en espérant rencontrer sur la route des gens pour nous ramener.

Nous voilà donc au début de la Routeburn, une des dix grandes randonnées du pays. La rando dure 3 jours (2nuits, à 50$ l’une soit 30€, au lieu des 15$ habituels pour un refuge équipé de cette façon : un scandale), et finit de l’autre côté du massif de montagnes, soit bien trop loin de la voiture… C’est pourquoi nous allons rajouter deux jours de marche afin de revenir du bon coté, via une autre randonnée, la Caples. Le versant Est se trouve dans le parc national du Mont Aspiring, et l’autre versant est dans le parc du Fjordland, promettant des vues superbes.

Le plan et le profil de la Routeburn - cliquez pour agrandir

Aujourd’hui c’est une petite étape, 5h seulement. On monte doucement dans une belle forêt, avant d’arriver à un replat ou l’on piquenique devant les marais, au pied des montagnes, avant de reprendre une ascension dans les bois, plus escarpée cette fois ci. Les garçons sentent bien le poids des gros sacs à dos ; heureusement pour moi, ils sont galants et m’ont laissé le petit sac, ce qui fait que je marche plus ou moins à leur vitesse (et encore !). On arrive à la Routeburn Falls Hut, où nous choisissons nos lits et commençons une partie de cartes devant un thé. Plus tard, nous partons en exploration autour du refuge pour voir de très belles cascades et surtout le point de vue (eh oui, jusque là nous étions dans la forêt, on n’a rien vu du tout). C’est tellement beau que l’on sort la bouteille de vin (ah ben voilà pourquoi les sacs sont lourds !) malgré le froid pour se faire un petit apéro. Au repas, le soir, on se rend compte d’un problème critique dans notre organisation : nous n’avons pas pris d’assiettes, on va donc manger tous les quatre à même la casserole. C’est le début de notre retour à la vie médiévale, comme vous le constaterez plus tard.

Les photos.

Vendredi 11 mars : Aujourd’hui, c’est le grand jour ! C’est le jour où nous devons avoir les plus belles vues, car nous passons le col. Malheureusement, quand on se lève, il pleut, et pire, il y a un brouillard d’enfer. On se prépare tranquillement, pas pressés d’aller se faire tremper (même si on est équipés pour). Plus tard, le brouillard s’arrache péniblement et la pluie se calme, c’est le bon moment pour partir. On monte doucement, en passant plusieurs verrous nous offrant des vues de plus en plus belles sur la vallée d’où l’on vient. Le brouillard reste accroché aux montagnes, ce qui donne un petit air mystérieux très sympa. On arrive au col vers 13h, après avoir surplombé un lac bien noir entouré de belles montagnes et de cascades. On piquenique dans l’abri d’urgence pour s’abriter du froid, puis commençons la descente. La vue sur la Hollyford vallée est bouchée par les nuages, mais ce que l’on en devine est superbe. On longe longtemps le flanc de la montagne, avant de surplomber un nouveau lac, le lac Mackenzie, au bord duquel notre prochain refuge nous attend. Il a de très belles couleurs, et est enfermé dans une espèce de mini vallée, donc la sortie est bouchée par les nuages, nous donnant l’impression d’être au milieu de nulle part (c’est un peu le cas en fait). On retourne dans la forêt en descendant, mais celle-là est très différente, couverte de mousses bien vertes et de lichens. Rémi se tord la cheville (une astuce de mec pour me refiler le sac tout en gardant sa fierté), et non arrivons tant bien que mal au refuge. Après s’être installé, on se ballade un peu sur les bords du lac, pour tenter d’apercevoir le fond de la vallée, réputée magnifique, mais le brouillard ne fait qu’épaissir désormais.

On se réchauffe près du poêle puis faisons cuire nos pâtes, avant de partager la casserole sous les yeux ébahis d’un groupe de randonneurs bien équipés. Ils ont eu tellement pitié de nous qu’ils nous ont offert des barres de céréales pour le lendemain !

On finit la soirée en peaufinant l’itinéraire du lendemain : nous avons le choix entre une petite journée de 4h pour nous rendre au début de la Caples, ou une grosse journée de 10h afin d’en faire la moitié (les refuges ne sont pas vraiment bien placés !). Comme le temps se gâte dans 2 jours selon la météo, on décide de faire la grosse journée (à mon grand dam !).

Les photos.

Samedi 12 mars : On se lève de bonne heure et commençons la rando d’un bon pas, toujours dans la forêt. Au bout de 15min, on se rend compte que l’on a oublié la casserole à la hutte; Rémi repart donc en sens inverse. On reprend notre route, un peu ennuyante, jusqu’à la bifurcation entre la fin de la Routeburn et le début de la Caples. En route on passe sous une immense cascade, c’est assez spectaculaire mais j’ai bien peur que ça ne rende rien en photos. Arrivés au pied du col qu’il nous faut franchir, nous  prenons une super barre de céréales et commençons l’ascension. On voit tout de suite la différence avec les beaux chemins de la Routeburn (au prix où l’on paye les refuges, heureusement que c’est bien entretenu !). On peine à trouver le début de la track, traversons un ruisseau à gué, puis commençons l’ascension dans une forêt très dense, où le chemin n’est en fait que des petits panneaux oranges donnant une direction générale au milieu de la boue et des racines. C’est vraiment la galère, et en plus ça monte raide. Après 1h30 d’ascension bien pénible, on fini par arriver au col, où la vue (et le piquenique) récompensent nos efforts. On redescend dans la vallée, dans une belle forêt. On arrive assez rapidement en bas, où coule une jolie rivière qui a l’air bien fraiche et tentante, après 4 jours sans se laver (et quelles journées!)… C’est donc parti pour une petite toilette dans la rivière (mais sans savon pour ne pas polluer). Quand je vous disais que l’on retournait au Moyen-Age ! Rémi et Jiss chantent des chansons des Visiteurs à tue-tête. On repart et en quelques minutes on est autant maculés de boue qu’avant, mais tant pis. Le chemin est assez mal indiqué, on a failli se perdre quelques fois. Au bout de 4-5h dans la foret (soit 8h de marche), on en a tous raz-le-bol des arbres, des racines, de la boue, des randos, on a mal au pieds et au dos (même moi, vu que je relayais Mathieu). « On fait une petite pause fruits secs ? Non, on ne doit plus être loin, allez encore un petit effort… » ; et une heure après toujours rien. Avec tous ces efforts, ma cuisse commence à se faire douloureuse : j’ai une élongation musculaire, ce qui n’arrange rien ! On commence à désespérer de trouver le refuge ! Quand on arrive enfin à la Upper Caples Hut, je vous explique pas le soulagement ! Les sandflies pullulent mais on s’en fout, on peut se déchausser et s’asseoir (et puis, vu l’odeur des chaussettes, elles n’attaqueront pas à ce niveau). On ne fait pas long feu car nous sommes épuisés après ces 9h30 de marche.

Les photos.

Dimanche 13 mars : Ce matin, on ne part pas trop tard afin de finir la rando de bonne heure. Le chemin sort régulièrement de la forêt pour passer dans des prairies pleines de brumes, avec une belle vue sur les montagnes qui nous entourent (qu’on n’avait pas encore vues, fichue forêt!). Peu après midi, nous arrivons enfin au parking. Le lac Wakatipu est superbe. Maintenant, il nous faut retourner à la voiture, à 40km de là… Mathieu est désigné pour y aller en stop. On trouve sur le parking une famille disposée à l’avancer. Il part donc, nous laissant à la merci des sandflies, en l’attendant. Il a eu pas mal de chance, car 10 min après que la famille l’ai déposé, il est tombe sur un couple d’Australiens très sympas qui se sont excusés :

« Désolés, on ne va pas à Queenstown, mais au début de la Routeburn, on peut t’avancer si tu veux ?

– Ah non mais c’est très bien, c’est exactement là où je vais ! ».

Une fois Mathieu de retour avec Son Altesse, on part en direction de Queenstown, profitant une dernière fois du superbe cadre de Glenorchy. On se trouve un backpacker, fonçons prendre une douche bien méritée et partons faire les courses : ce soir, c’est festin ! Déjà, le supermarché est à un endroit magique : il fait face aux «  Remarquables », un très beau massif rocheux. C’est un plaisir d’aller faire ses courses ici ! De retour à l’auberge, la cuisine commence, avec une bière-cooking chacun (c’est un nouveau concept : on commence l’apéro en cuisinant). Bonne surprise, la bière de Mathieu est un vrai délice, sincèrement l’une des meilleures bière que j’ai bues ! Ensuite, nous passons à table, pour déguster de la viande de cerf (il y a beaucoup de fermes de cerfs ici) et du bœuf, accompagné de patates sautées et d’une délicieuse sauce aux champignons. Ça nous change des pâtes à même la casserole !

Lundi 14 mars : Ce matin, on commence la journée par un énorme petit déj, histoire de nous changer du porridge à l’eau et sans sucre dont nous avons dû nous contenter pendant la rando : œufs, bacon, haricots en sauce, jus d’orange, toast, thé, café…le rêve !

Plus tard, on tente d’aller aux Kelvins Heights, censés offrir un beau point de vue sur Queenstown et les Remarquables, mais pas moyen de trouver la route, alors on va directement à Te Anau. On retourne au Banyard Backpacker que Mathieu et moi connaissons et qui est vraiment très bien. On s’installe, et puis comme il pleut, on passe la journée à jouer au billard (gratuit), aux cartes, lire, regarder des séries… la glande !

Les photos.

Mardi 15 mars : Aujourd’hui le temps est meilleur, et nous partons donc pour le Milford Sound. La route est toujours aussi belle, et arrivés au fjord, bonne surprise, le temps est magnifique, et l’eau assez calme pour nous offrir de beaux reflets de Mitre Peak. Pour vous donner une échelle, pensez que du haut de cette montagne 1692m vous contemple ! Rémi et Jiss veulent faire la croisière (on l’a déjà faite, Mathieu et moi), et après une petite hésitation, j’y retourne, tandis que Mathieu nous attend avec son bouquin. C’est toujours aussi splendide, je ne regrette pas de l’avoir refaite ! De retour, on retrouve Mathieu et sa nouvelle amie Mimi la cigale (qui pour des raisons évidentes de protection de la vie privée, n’a pas souhaité être photographiée). Après un piquenique, on fait une petite marche pour voir de plus près une cascade et profiter le la vue sur le fjord. En rentrant, on fait un stop au parking de The Divide, le point d’arrivée de la Routeburn, et faisons la toute dernière section de la rando (nous avions bifurqué juste avant pour faire la Caples) pour arrivé au Key Summit, qui offre un point de vue superbe sur les trois vallées qu’il sépare. En rentrant, on s’arrête quelques minutes contempler un magnifique coucher de soleil sur le lac Te Anau.

Les photos.

Mercredi 16 mars : Ce matin nous nous levons de bonne heure car une grosse journée nous attend : nous faisons une partie d’une autre grande randonnée, la Kepler. Elle dure 3 jours normalement, mais nous voulons juste monter au point culminant, le Mont Luxmore, et redescendre dans la journée, afin d’éviter de payer les refuges, vraiment trop chers sur ces grandes randonnées. C’est parti pour 10h de marche, 36km et 1300m de dénivelé…

Le plan et le profil de la Kepler - cliquez pour agrandir

On commence par longer le lac Te Anau pendant une heure, dans la forêt, avant de commencer l’ascension, toujours dans la forêt. Ça monte doucement, et au bout de 3h on ne voit toujours pas le bout de cette forêt (on commence a en avoir vraiment marre des arbres, même s’ ils sont beaux !). Heureusement on trouve de drôles de champignons dans cette forêt, notamment des petits violets vifs, absolument délicieux (je rigole, ça va ! ). On finit par sortir de la forêt, avec une vue époustouflante sur les sommets et le lac Te Anau : on a presque fini l’ascension ! Comme c’est très venteux, on va piqueniquer à l’abri au refuge, puis repartons pour la dernière heure d’ascension. L’arrivée est assez épique pour moi, car ma jambe me refait mal, et je finis en boitant, voire à quatre pattes, contre le vent, au milieu des caillasses : un petit air de Frodon escaladant la Montagne du Destin…Mais la vue en vaut vraiment la peine : d’un côté, des plaines cultivées, des villages, le lac Te Anau (le deuxième plus grand de Nouvelle-Zélande, et le plus profond avec ses 417m, soit 2 fois plus que le Loch Ness), avec ses  longs bras qui s’enfoncent entre les montagnes… De l’autre, une succession infinie de pics acérés, fouettés par le vent, c’est très sauvage et vraiment grandiose ! On ne reste pas bien longtemps car il fait froid, et il nous reste encore du chemin à faire pour rentrer. On redescend donc d’un bon pas (enfin, moi, je traîne la patte) et arrivons relativement tôt à la voiture : on a fait la rando en 8h au lieu de 10h (et je boitais, en plus ; décidément on est trop forts !). Tant mieux, car la pluie commence juste à tomber ! On file à l’auberge prendre une bonne douche et un bon repas chaud, puis comme à notre habitude jouons à la belote et au billard.

Les photos.

Chad Farm - source : http://www.chardfarm.co.nz

Jeudi 17 mars : Aujourd’hui, on se relaxe un peu de la rude journée d’hier. On plie tranquillement nos affaires puis repartons vers Queenstown, la seule ville des environs avec assez de bars pour fêter dignement la Saint Patrick. Au programme : visites des caves de l’Otago, célèbres pour leur vin rouge. La première cave que l’on fait est décevante : il faut payer pour déguster , le vin est très cher, et sans grand intérêt. On va piqueniquer non loin d’un pont, qui sert de base pour un saut à l’élastique (le plus vieux du monde !). On voit plusieurs personnes sau ter, ça a l’air amusant car pas trop haut (58m, enfin bon c’est déjà assez je suppose!) mais c’est très cher ! On part ensuite visiter une autre cave, Chad Farm, avec quelques hectares de vignes coincés entre une montagne et les gorges de la rivière, c’est pittoresque ! La dégustation est gratuite, avec un serveur bien plus sympathique et connaissant son métier. Le rouge est bon mais bien trop cher pour ce que c’est. Comme on a quand même goûté à tous les vins et que l’ambiance est sympa, on achète une bouteille de blanc pour remercier. Il est déjà 5h, les autres caves sont fermées, on repart donc vers Queenstown pour chercher un camping. Malheureusement, les campings non loin du centre sont hors de prix, et on ne veut pas aller trop loin car il faudra conduire après la Saint Patrick.. On décide donc qu’on ira planter la tente dans la nuit sur le terrain de rugby…On retourne quand même à notre ancienne auberge de jeunesse pour avoir internet, et profiter de la soupe gratuite…On récupère au passage des coupons de réduction pour plusieurs bars.

Plus tard, on se pose dans un parc histoire de se cuisiner quelque chose (on n’a pas osé le faire à l’auberge, quand même). O n installe donc notre réchaud dans un abri à barbecue (c’est assez courant d’en voir dans les parcs municipaux, ici) et nous ouvrons une petite bière. C’est à ce moment la que quelque chose d’incroyable s’est passé : une groupe de touristes chinois est passé, et deux hommes se sont avances, intrigués, vers notre réchaud. Le reste du groupe (une dizaine de personnes) a suivi, et en quelques secondes on s’est trouvé entourés de chinois riants à gorge déployée et photographiant le réchaud. On se regarde tous les quatre complètement perplexes, en se retenant de rire. Les Chinois nous m ontrent du doigt le réchaud, demandent si on va manger ici, voient les quelques bières, et nous imitent en train de boire et d’être saouls… Ils nous prennent en photos sous tous les angles ! On ne se retient plus, et éclatons de rire tous les quatre. Rémi fait le pitre avec deux d’entre eux , mais Jiss, Mathieu et moi sommes désormais incapables de bouger ou de parler. Au bout d’un très long moment, les chinois finissent par partir. Rémi revient vers nous, et nous dit «  Mais qu’est-ce qui vient juste d’arriver ? » Nous rions encore longtemps, j’en pleure même ! Visiblement, ces gens n’avaient jamais vu un réchaud de leur vie ! Et vu comme ils tiennent peu l’alcool, ils ont dû croire que nous étions saouls après avoir bu 2 bières… En tout cas, c’était vraiment drôle, j’ai l’impression qu’ils se foutaient de notre gueule, mais comme c’était réciproque c’était assez magique ! On mange donc nos pâtes tranquillement. Mais peu après le groupe repasse, dans l’autre sens. On recommence à rire, et eux reviennent immédiatement nous voir, regardant d’un air stupéfait les pâtes, et les bières ! On décide cette fois de prendre une photo de groupe pour immortaliser l’instant. Ils repartent enfin, en nous criant « nous sommes Chinois, nous sommes Chinois ! ». Je ne sais pas trop pourquoi, peut être qu’en fait ils étaient Japonais et voulaient donner une mauvaise image de leurs voisins ? Toujours est-il que la soirée commençait fort bien, et nous étions d’excellente humeur !

Après avoir revêtu nos plus beaux habit verts (j’avais même mon T-shirt Saint Patrick, et Mathieu son polo Guiness, la classe), nous partons pour le centre ville, à la recherche d’un pub irlandais. Le premier que l’on voit a l’air d’avoir une super ambiance, mais le vigile refuse de nous faire entrer. On trouve donc un autre pub, mais l’ambiance n’est pas terrible, nous partons peu après. Il est déjà 11h, ce qui est assez tard pour ici : dans la rue on croise des gens qui cherchent déjà une boîte de nuit ! On fini par trouver le Winnies, pour lequel on a des réducs. Nous montons, prenons commande, et nous installons tranquillement près du feu. L’ambiance, plutôt calme au début, se réchauffe peu à peu, car le bar se transforme en boîte du nuit. Je m’éclipse quelques minutes pour aller aux toilettes, et quand je reviens mes trois gars on été virés de leur table, et les bancs et la tables ont été poussés sur le côté, pour libérer de la place pour la piste de danse ! La soirée commence vraiment pour nous lorsque nous remarquons un mec qui danse en faisant de drôles de grimaces, et qui tient dans ses bras une fille complétement saoule. C’est reparti pour un fou rire !

À la fin de la soirée, nous allons dormir au terrain de rugby ; Rémi et Jiss montent une tente tandis que Mathieu et moi restons dans la voiture. Vers 6h du mat’ les gars nous rejoignent pour ne pas se faire voir, et nous finissons la nuit dans la voiture.

Pas de photos de ce jour ô combien mémorable !

Vendredi 18 mars : Ce matin, nous sommes réveillés de bonne heure par un vigile qui nous signale qu’il est interdit de dormir dans le parking. On lève le camp donc, direction Wanaka. Le temps est très venteux ! Une fois arrivés, nous nous dirigeons vers le DOC office, histoire de trouver une petite rando à faire. On n’est pas très en forme ce matin, et pour rigoler, on se propose de partir pour une rando de 10h aujourd’hui ; ou mieux encore, une rando de trois jours ! Mathieu et moi voudrions retourner dans la vallée de Matukituki , où nous avons déjà vu le Rob Roy Glacier, mais nous aimerions l’explorer plus complètement, car ça avait l’air superbe. De fil en aiguille, on en vient à décider de partir aujourd’hui pour un refuge à deux heures de marche, la Aspiring Hut (à l’Ouest sur la carte) et de se s’en servir de base pour deux autres randos dans la vallée. On va donc faire les courses pour… trois jours de rando ! On parcourt la route qui nous amène jusqu’à l’entrée de la vallée, mais le temps se gâte… en plus du vent, la pluie se mêle a la partie. Bah, ça va bien se calmer pendant que l’on prépare nos sacs… Une fois les sacs prêts, le temps est toujours aussi mauvais… et nous devons camper ce soir !

Le plan de la vallée de Matukituki - cliquez pour agrandir

Mais comme on est braves, on imperméabilise nos sacs (on les met dans des sacs poubelles, quoi), on se couvre, et puis… en route ! 50m plus loin, le pont qui enjambe le premier torrent est cassé… on traverse donc sur des rochers en équilibre précaire. Mathieu est chargé comme une mule, et lui et Jiss ont déjà les pieds humides, ce qui ne les réjouit pas ! On avance contre le vent, qui est vraiment violent, et les gars avec leur grands sacs lui offrent une bonne prise, ce qui nous ralentit considérablement. Il y a plusieurs rivières à traverser, on essaie tant bien que mal de garder les pieds au sec… Au bout d’une heure et demie, on arrive dans des prairies inondées par la pluie : adieu, pieds secs ! Évidemment, le refuge se trouve à 10 min de là, on s’est mouillés pour faire 100m… Mais on est enfin arrivés (c’était vraiment deux heures très très longues !). On rejoint donc le terrain de camping, qui heureusement, dispose d’un petit abri. Comme on est les seuls cons à camper par un temps pareil, on s’approprie l’abri et plantons les tentes dessous. On se fait un petit thé-belote pour se réchauffer, quand le gardien du refuge arrive pour nous demander les tickets pour le camping. On discute un peu avec lui à propos de la rando que l’on veut faire demain, le col de la Cascade. C’est une rando réputée difficile, et le guide nous dit « Oh, pour cette rando, il vaut mieux être préparé à tout. Prenez de quoi dormir la haut si vous êtes coincés. Remarquez, demain le temps est pas mal, mais prenez quand même une boussole et une carte au cas où. » On n’était pas prêt à s’entendre dire ça ! On va pour se faire cuire les pâtes, mais là, malheur, le camping-gaz est vide ! On va donc squatter dans le refuge pour avoir du gaz. Quelqu’un nous prend en pitié (on voit très bien le camping depuis le refuge) et nous offre une bouteille de gaz à moitié pleine (ou à moitié vide, ça dépend des gens, mais pour nous, elle était à moitié pleine!). Tant qu’à faire, on reste un peu au chaud, et faisons la connaissance de charmantes canadiennes. Plus tard, on retourne dans nos tentes, bien décidés à rentrer à Wanaka si le temps ne s’arrange pas demain.

Pas de photos, il pleuvait trop pour sortir les appareils !

Samedi 19 mars : Durant la nuit, on entend des petits bruits de pas sur le toit et le sol de l’abri : les kéa attaquent ! Ces perroquets très joueurs vont essayer de voler et déchirer tout ce qui est à portée de bec… On les fait reculer en tapant sur les tentes, mais ils reviennent toujours. Dans la mâtiné, un kéa est particulièrement insistant. Après avoir fouiné un bon quart d’heure, il se pose entre les deux tentes, et se met à gueuler « keaaaa, keaaa », pour appeler ses amis. C’en est fini de notre nuit, nous sortons de la tente avec la furieuse envie de se faire un kéa-bab au petit déjeuner. Mais une bonne surprise nous attend : le temps est superbe ! On se prépare donc pour aller randonner, au milieu de 3-4 kéa. Ils nous abandonnent un moment pour aller embêter les gens du refuge. Mais soudain, ils décident que les campeurs, c’est plus drôle, et à ce moment la toute la troupe, c’est a dire une bonne quinzaine de kéa, nous volent dessus, et commencent à tripoter tout ce qu’ils trouvent. Nous qui voulions laisser les tentes ici, c’est mort ! On replie tout et laissons nos gros sacs à dos dans le refuge, puis partons avec des petits sacs pour la Cascade Saddle, sans lampe torche ni boussole, des inconscients en somme ! C’est une rando de 10h, avec 1300m de dénivelé. Encore une fois , le chemin est balisé mais pas entretenu…

On commence par monter dans la forêt, au milieu de la boue et des racines. C’est encore plus galère que la Caples, mais cette fois-ci on est moins chargés donc ça va. Au bout de deux heures, on sort de la forêt, et on tombe nez à nez avec une superbe vue de la vallée de Matukituki, des deux cotés. On est déjà haut, et cherchons des yeux le col, sans le trouver. Un peu plus tard, on prend conscience, que le chemin monte en fait tout droit jusqu’au sommet de la montagne. Heureusement, la vue est superbe, et on trouve aussi une espèce de promontoire qui domine toute la vallée, c’est très impressionnant ! Le chemin est très dur, c’est parfois plus de l’escalade que de la randonnée. Rémi et Jiss sont loin devant car ils ont l’espoir de rattraper nos charmantes canadiennes. On arrive enfin en haut pour découvrir, de l’autre coté de la montagne, un immense glacier ! C’est une surprise de taille. La vue est incroyable d’ici. Le chemin continue, redescend de 300m pour ensuite longer la montagne jusqu’au col lui- même. Après un piquenique, Mathieu et moi décidons de nous contenter de ce que l’on a, tandis que Jiss et Rémi poursuivent jusqu’au col au trot. Pendant ce temps, on essaie de faire sécher nos chaussures au soleil, puis faisons la rencontre d’un guide de montagne très sympa avec qui nous discutons pendant plus d’une demi- heure. Jiss et Rémi reviennent une heure plus tard, bien crevés par la remontée ! On redescend sans trop tarder car la descente promet d’être aussi longue que la montée (4h). Finalement, on descend assez vite et arrivons complètements crevés au camp. Les kéas rodent toujours, mais d’autres campeurs sont arrivés, on espère qu’ils embêteront un peu tout le monde cette fois-ci ! On monte les tentes et nous faisons des nouilles instantanées. On va ensuite encore une fois squatter le refuge histoire de manger au chaud !

Les photos, et en prime, une vidéo !

Dimanche 20 mars : Les kéas ont étés moins bruyants cette nuit (à part un qui s’est presque posé sur la tente), et ce matin ils s’attaquent plus au refuge qu’à nous, nous laissant déjeûner en paix. Les chaussures de Jiss ont toutefois été attaquées, mais elles sont encore utilisables. Une fille vient nous demander si, par hasard, on n’ a pas retrouvé sa chaussure, piquée par les kéas. Malheureusement non ! En passant au refuge poser nos gros sacs on voit qu’en effet les kéas ont fait un vrai carnage : des gens avaient laissé des chaussures et des chaussettes dehors malgré les avertissements, et tout est déchiqueté…

On part cette fois le long de la vallée, vers la Liverpool Hut. La première partie de la rando est facile, c’est plat. Mais au bout d’une heure et demie, la montée commence abruptement ; c’est la pire randonnée qu’on ait faite ! On monte à la verticale dans la forêt, c’est vraiment de l’escalade. Après 2h bien pénibles, on finit par atteindre un sommet qui domine le refuge. La vue est superbe, mais décevante par rapport à hier (ça y est, on commence à être blasés par des paysages superbes…). Après le piquenique, on redescend vers notre refuge, on récupère les sacs et on ressort de la vallée pour rejoindre notre voiture. Les kéas ont un peu abîmé la voiture (ils adorent arracher le caoutchouc…) mais rien de très grave. On repart donc pour Wanaka pour trouver une auberge. Juste avant d’arriver, le soleil se couche et la lune se lève, gigantesque ! C’est super beau. On trouve une auberge et Mathieu et Rémi vont chercher des pizzas pendant que l’on se douche. Plus tard, En discutant avec le propriétaire de l’auberge on apprend que c’est la plus grosse lune qu’on verra en 20ans, car elle est plus proche de la Terre et est pleine. J’espère que vous en avez profité aussi !

Les photos.

Lundi 21 mars : Ce matin on quitte le Sud pour aller sur la côte Ouest. La route est jolie, longeant les lacs de Wanaka et d’Hawea. Sur la côte, il fait beau, ce qui est miraculeux (on a de la chance en ce moment). On arrive au village de Fox Glacier, et allons au DOC nous renseigner sur la rando que l’on veut faire demain, la Copland Track. Tout semble parfait, et le temps est annoncé beau pour la semaine à venir (incroyable, on vous dit!). On va donc s’installer dans un camping gratuit que Mathieu et moi avions repéré lors de nos visites précédentes : la plage de Gillepsie. C’est une plage de galets, couverte de morceaux de bois flotté,et qui offre une vue imprenable sur les Alpes, le Mont Cook, le Mont Tasman, les glaciers…On s’installe puis allons prendre l’apéro sur la plage en regardant le soleil se coucher. On voit un moment un kéa survoler le camp en guise d’avertissement : ce soir, on planque tout ! Le soir, pendant que l’on mange, la Lune se lève derrière les Alpes. Elle est vraiment énorme, bien qu’un peu mangée car elle décroit. C’est vraiment magique ! On a fait un petit feu pour nous réchauffer, et Jiss et Rémi s’amusent à faire du light painting avec un bout de bois (un bon point pour celui qui devine ce qu’ils ont écrit).

Les photos.

Mardi 22 mars : La nuit a été un peu pénible, les kéas ayant préféré nos tentes à celles des autres. Mais on commence à être habitués ! Je discute un peu avec d’autres français, qui cherchent désespérément une de leur tongs :

« Ah, vous vous êtes fait embêter par les kéas vous aussi ?

– Les quoi ?

– Ben, les kéas, vous savez, les espèces de gros perroquets qui bouffent tout…

– Hein ? Jamais entendu parler…

– Houlala vous êtes nouveaux par ici vous ! Je vais vous expliquer… »

Après le petit déj, on plie les tentes, chargeons la voiture… mais au moment de partir, c’est le drame : Mathieu ne retrouve pas son portefeuille… on fouille tout, et ne trouvant rien, on finit par partir quand même, en espérant qu’il est quelque part au fond de la voiture. Les premières minutes dans la voiture sont épiques car une nuée de sanflies est rentrée avec nous, que l’on extermine consciencieusement. On finit par arriver au début de la rando, et vu la quantité de sandflies sur le parking, on se dépêche de se mettre en route ! Ça commence par une rivière à traverser à gué, puis une autre. Le chemin est très boueux, mais en assez bon état. La rando dure 5 longues et ennuyeuses heures dans la foret très dense, avec assez peu de dénivelé mais quand même 16km de long. On passe sur des ponts suspendus, dont un vraiment impressionnant ! On fini par arriver à la Welcome Flat Hut, bien contents ! On va enfin pouvoir toucher la récompense d’une rando aussi ennuyante : des sources d’eaux chaudes naturelles ! On fonce se mettre en maillot et aller tâter l’eau. C’est vraiment le pied, l’eau est très chaude (de 39°C à 43°C selon les bassins), et la vue est plutôt pas mal ! Mais les sandflies sont là, du coup on ne reste pas trop et décidons de revenir une fois la nuit tombée, quand les sandflies sont couchées.

De retour, mais cette fois-ci avec la bouteille de vin blanc achetée à Chad Farm. Le ciel est dégagé et les étoiles sont au rendez vous, c’est vraiment royal ! Ça valait bien toutes ces heures de marche dans la forêt.

Mercredi 23 mars : Ce matin, on se lève tard, et après un petit déj, Rémi et moi retournons profiter des sources (on les aura amorties !). En fin de matinée on se remet en marche pour redescendre jusqu’à la voiture. C’est long, mais on finit par arriver, accueillis par un bataillon de sandflies affamées. On fuit à toute vitesse vers le hameau le plus proche, Fox Glacier, pour boire une bière bien fraiche. On se dirige ensuite tranquillement vers la plage de Gillepsie pour y passer la nuit. En montant les tentes, surprise ! Le portefeuille de Mathieu était resté dedans…On passe une soirée tranquille, et faisons un grand feu pour nous réchauffer.

Les photos.

Jeudi 24 mars : En fin de matinée on quitte la plage pour aller revoir le Franz Josef Glacier (pour montrer à Jiss). Nous on commence à le connaître, c’est la 3ème fois !

Après on part pour Hokitika, où nous mangeons un fish and chips puis allons chercher un collier de jade pour Mathieu (c’est la ville de la jade). Au bout d’une heure on finit par trouver ce qu’il lui faut, faisons quelques courses puis partons pour Arthur’s Pass. On plante la tente prêt d’un abri fourni par le DOC, puis passons la nuit tranquillement (un kéa a fait des trous dans la tente pendant la nuit, normal quoi). Encore une dure journée !

Vendredi 25 mars : On quitte Arthur’s Pass pour aller à Cave Stream, la grotte inondée que l’on peut remonter. Mathieu et moi l’avons déjà faite et n’avons pas très envie de s’immerger dans l’eau froide, on attend donc Rémi et Jiss en bouquinant au soleil. L’après midi, on s’arrête à Castle Hill, ces fameux rocs calcaires (on y est déjà allés, mais on ne s’en lasse pas). On passe deux bonnes heures à grimper à droite et à gauche, puis nous mettons finalement en route vers Christchurch. On arrive en soirée chez Margaret et Doug, qui nous accueillent très chaleureusement. Après une bonne douche, ils nous invitent a partager leur repas, une délicieuse salade de pâte avec des légumes, chose que l’on avait pas vue depuis bien longtemps !

On profite du retour à la civilisation pour regarder les nouvelles, car on a vaguement entendu parler d’un séisme au Japon, et d’une guerre en Lybie. En effet, on peut pas partir trois semaines en vacances sans que ca soit le bordel dans le monde !!

On finit la soirée tranquilles, au chaud, à l’abri des sandflies, à regarder un film, enroulés dans la couette : le luxe de la civilisation !

Rémi et Jiss nous disent au revoir respectivement samedi et lundi (à 6h du mat’ pour Jiss, grrr) pour retourner en France (juste une étape : ils enchaînent ensuite sur le Sri Lanka et l’Argentine, si je me souviens bien). Les journées de samedi et dimanche sont donc consacrées aux valises, aux lessives, et aux échanges de photos. Voilà comment se finissent nos vacances ; merci beaucoup Jiss et Rémi pour ce voyage qui a envoyé de la banane, et à très bientôt !

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Une réponse à “Road-Trip Mars

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