Road-Trip Noël

Voilà l’article complet de notre road-trip à travers toute la Nouvelle-Zélande. Si vous voulez vous inspirer de notre road-trip pour réaliser le votre, voilà notre  feuille de route, inspirée en grande partie du site Frog in New-Zealand. Pour commencer, la carte (cliquez sur les icônes pour en savoir plus) :

Dimanche 12/12 – Christchurch : Ça y est, c’est le grand jour ! Les vacances ont commencé hier pour Mathieu et moi, et mon père arrive ce soir à Christchurch. Après être allé le chercher à l’aéroport, on rejoint son hôtel puis allons sur la crête qui sépare et domine Christchurch et Littelton, afin de profiter de la vue. On rentre ensuite chez nous pour déguster un petit repas à base d’agneau et de vins néo-zélandais, et d’une tarte au citron bien française, elle. On se couche de bonne heure car un long mois de vacances éprouvantes nous attends !

Lundi 13/12 – Tekapo : Le lendemain, après les dernières courses et préparatifs, en route pour Tekapo. Nous y sommes déjà allé il y a quelques temps, mais on veut faire profiter mon père de la beauté du lieu. En plus, c’est sur notre route pour le Sud. En arrivant, surprise ! Les lupins sont en fleurs, et des champs entiers couvrent les bords des routes et du lac. Ils sont superbes, avec des couleurs variants du blanc au violet sombre, en passant par toutes les nuances de bleu, jaune et orange. En plus, ça se marrie plutôt bien avec la couleur du lac ! On se balade sur les bords du lac comme la dernière fois, et puis rentrons tranquillement à notre hôtel.

Les photos.

Mardi 14/12 – Mont Cook : Départ de bonne heure en direction du Parc National du Mont Cook. On longe le lac Pukaki, d’une couleur aussi délicieuse que celle de Tekapo, pour arriver au pied de la plus grande montagne de Nouvelle-Zélande (3 754m). Comme on s’y est déjà baladé il y a quelques semaines, on choisit une randonnée moins populaire que la Hooker Glacier, la Seally Lakes track. Au bout de quelques minutes de marches, je comprends vite pourquoi elle n’est pas très aimée : ça grimpe sec (je peux vous dire que j’ai maudit un certain nombre de fois les fameuses montagnes néo-zélandaises qui surgissent abruptement de la vallée ; c’est photogénique, mais c’est épuisant !) ! Mais nos efforts (enfin bon, surtout les miens) sont récompensés par une très belle vue sur toute la vallée ; on domine complètement le chemin qui mène au Hooker Glacier, du coup c’est comme si on avait fait les 2 balades en une. Après un piquenique bien mérité, on redescend et on se dirige vers la petite marche du Tasman Glacier. Encore une fois, on est impressionné par la minéralité du décors ; rien ne bouge, à part quelques icebergs. On retourne à la voiture, et on part vers Queenstown, où nous dormons ce soir, à travers de jolies collines envahies de « touffe d’herbes rouges » (red tussock), ces grandes herbes dorées si photogéniques (oui, les kiwi doivent être un peu daltoniens pour avoir appelé ça « red tussoc »). On arrive enfin au Blacksheep Backpackers, où nous allons passer deux nuits.

Les photos.

Mercredi 15/12 – Queenstown : On se lève de bonne heure, car c’est aujourd’hui le grand jour ! On part chez NZONE afin de faire notre premier saut en chute libre ! Après avoir remplit les formalités de décharge, pris le bus pour l’aéroport, et attendu plus d’une heure, on met enfin les combinaisons, nos lunettes et notre petit chapeau style « aviator », on est fin prêt ! Nos instructeurs viennent nous chercher (allez savoir pourquoi, ils nous ont tenu par nos sangles jusqu’à ce qu’on monte dans l’avion ; peut-être pour ne pas qu’on s’enfuit en courant au dernier moment ? ). On rentre dans l’avion, on décolle, la tension monte mais on oublie vite notre frayeur en voyant le paysage superbe qui s’offre alors à nous. Et puis… on arrive à 15 000 pieds ( soit 4 272m, oui oui oui, vous avez bien lu, 4 KILOMETRES de haut, je n’arrive pas à le croire ! ), notre instructeur nous attache, la porte s’ouvre, on met les pieds dans le vide et … WAAHHHHH ! On sort de l’avion en faisait un petit looping ce qui me déstabilise complètement ( le truc bleu, là, c’est le lac où le ciel ?) et c’est parti pour 60 secondes (les plus courtes de ma vie) de chute libre. La sensation est géniale, c’est absolument pas effrayant, parce que trop irréel pour qu’on ai le temps de réaliser que, oui, on est en train de tomber de 4km de haut à plus de 200km/heure…Et puis le parachute s’ouvre, et on peut admirer un peu mieux le paysage qui s’offre à nous : un immense lac d’un bleu profond, émeraude sur les bords, entouré de montagnes à pic, et notamment du superbe massif des Remarquables. Et puis, en bas, des champs (non, c’est vraiment une botte de foin ce truc minuscule ?), et la piste d’atterrissage, de plus en plus proche. Nous arrivons en douceur et se rejoignons pour partager nos impressions. Sur les photos, vous pourrez distinguez nettement celles prises avant et après à la couleur de Mathieu ;)

La journée n’est pas finie ! Il est déjà midi, et on décide de prendre le téléphérique qui monte à la gondole, afin de piqueniquer avec vue sur Queenstown. Idée judicieuse car la vue est magnifique, bien que moins impressionnante que ce qu’on a vu peu de temps avant… Après on redescend et on prends la voiture, direction Glenorchy et Paradise. Il n’y a rien à faire par là bas, mais la route est réputée pour être l’une des plus belles du pays. En effet, c’est magnifique, et on reconnaît même quelques lieux du tournage du Seigneurs de Anneaux (dont la large majorité sont situés à Queenstown et Wellington) : la vallée du sorcier et Isengard.

De retour à Queenstown, on va manger dans un petit japonnais très bon, prenons une bière dans un pub et puis avons le droit à une nuit de sommeil bien méritée (mais pas trop pour moi, vu que je me suis faite dévorée par les horribles sandflies, des moucherons qui piquent bien plus fort que des moustiques, et que ca me graaaaaaatte toute la nuit !).

Les photos.

Jeudi 16/12– Milford Sound : Départ à 8h en direction de Te Anau, où nous devons passer la journée. Au programme, visite de la célèbre grotte aux vers luisants, petite rando et film sur les fjords du Sud. En arrivant à Te Anau, on va à l’office du tourisme se renseigner pour la balade. Mais là, on voit que la météo de demain est mauvaise, alors que le temps est plutôt pas mal aujourd’hui. Or demain, on doit aller voir le très célèbre fjord de Milford, et on n’a pas envie de le faire sous la pluie ! Du coup, ni une, ni deux, on interverti les programmes, et en route pour Milford ! Il est déjà 11h30, mais ce n’est pas trop tard ; à vrai dire c’est même pile la bonne heure pour partir car on évite ainsi la plupart des bus touristiques, qui partent entre 9h et 11h.

On prend donc la superbe Milford Road, qui sillonne le long d’une rivière, puis passe un col avant d’arriver face à un mur ; une falaise absolument infranchissable, heureusement, ils ont mis un tunnel ! De l’autre coté, la vue sur la nouvelle vallée est superbe, malheureusement, on n’a pas pu prendre de photo (pas de place pour s’arrêter). On arrive alors à l’entrée du célèbre Fjord, face au Mont Mitre avec sa forme caractéristique. C’est vraiment superbe. On embarque alors pour une croisière dans le Fjord, où l’on longe d’immenses falaises qui se précipitent dans la mer, on s’approche de très belles cascades, on a même vu des phoques et des dauphins ! Le cadre est vraiment magique, très beau, austère et imposant, à couper le souffle !

Puis on repart pour Te Anau, en prenant un peu plus le temps cette fois sur la route, car il y a de nombreux arrêts à faire si on veux en profiter pleinement : une très belle cascade, un lac inséré comme un bijou dans un écrin de forêt tropicale, des étangs qui reflètent les montagnes, et de nombreux points de vue !

De retours à Te Anau, on va rejoindre notre auberge, qui est située sur une colline avec vue sur la vallée derrière le lac de Manapouri. La lumière est superbe, bref, tout nous incite à un petit apéro au bon vin blanc de Nouvelle-Zélande face à ce paisible paysage. L’hôtel est très confortable et chaleureux, c’est une grange à l’américaine rénovée pour les salles communes, et les petits chalets en bois pour nos chambres. Il y a un billard sur la mezzanine de la grange, dont on a bien profité !

Les photos de Milford.

La route de Milford, l’auberge, Te Anau.

Vendredi 17/12– Te Anau : Aujourd’hui, le temps est grisâtre, ce qui nous conforte dans notre choix d’avoir échangé nos deux journées ! Après une grasse matinée et quelques courses, nous nous rendons au quai afin d’embarquer pour la Glowworm Cave (la grotte aux vers luisants). Cette grotte, de 11km de long, connue de longue date des maoris, a été redécouverte récemment, grâce au nom du lac, Te An-au, qui signifie « grotte avec un courant d’eau tourbillonnante ». Elle n’est accessible que par bateau. Après 30min sur le lac, on fini par arriver, et on part explorer en petits groupes la grotte. Seuls les premiers 300m sont aménagés pour la visite, pour le reste il faut être un assez bon spéléologue, et bien équipé ! On commence par voir quelques salles assez jolies, mais sans stalactites ni stalagmites car la grotte est assez jeune. Puis on embarque sur un bateau à fond plat, on éteint toutes les lumières, et on fait silence. Le bateau avance, notre guide le propulse en tirant sur une corde accrochée le long du mur. Et là, dans le noir complet, c’est comme si la nuit étoilée était tombée ! Des milliers de lueurs bleuâtres nous entourent, plus ou moins brillantes, en formant de véritables constellations. C’est très beau et calme, on n’entends que le bruit de la petit cascade un peu en aval. Puis on repart, doucement, en s’emplissant les yeux du spectacle.

De retour à l’air libre, on se fait offrir du thé et du café, afin d’attendre que les autres groupes visitent. On a le droit aussi à une petite explication sur ces fameux vers luisants. Ce sont donc des petits vers, qui créent de longs fils scintillants qui pendent du plafond, afin d’attraper d’autres insectes pour les manger. C’est le ver qui émet la lumière, grâce à une réaction chimique qui a lieu dans son abdomen, mais la lumière est reflétée par les fils scintillants. Les insectes sont alors attirés par la lumière, et se collent dans les fils, un peu à la manière d’une toile d’araignée. Les vers n’hésitent pas non plus à se manger entre eux si un plus petit vient sur le « territoire » de l’autre.

Une fois de retour à Te Anau, on se dirige vers le Fjordland Cinema, afin d’y voir un film de 30min, Ata Whenua – Shadowland présentant des images des Fjords. C’est très beau, et la musique est bien aussi. Les images sont impressionnantes et c’est très bien filmé ! Mon père a même acheté le DVD, on vous le montrera si ça vous intéresse !

De retour à l’hôtel, les nuages sont un peu partit et l’atmosphère est encore une fois parfaite pour un petit apéro suivi d’un bon repas !

Pas de photos aujourd’hui, car les vers réagissent mal à la lumière, et le cinéma aussi ;)

Samedi 18/12 – Wanaka : Le matin, départ pour la ville de Wanaka, à l’ouest de Queenstown. On arrive autours de 11h et renseignements pris, on décide de faire une rando dans une vallée glacière non loin de là. On refait donc une heure de route, enfin de piste, dans des paysages superbes, aux milieux des troupeaux de vaches, de taureaux et de moutons. La rando, Rob Roy Valley Track, commence part longer une rivière, puis la traverse grâce à un pont suspendu, pour ensuite pénétrer dans la forêt humide qui recouvre la montagne. L’ascension commence au milieu de dizaines d’espèces de fougères qui ne cesse de m’émerveiller. Au bout d’un moment, une percée dans les arbres nous donne un petit aperçu du glacier Rob Roy. Mathieu en profite pour m’offrir un peu en avance son cadeau de Noël, un livre d’identification des fougères néo-zélandaises ! Ravie, je me mets aussitôt à le feuilleter, mais il faut bien que je le range, bon gré mal gré, pour que l’on continue la rando. Heureusement, car on arrive enfin au sommet, avec une vue époustouflante sur le glacier et toutes les cascades qui se jettent le long des falaises. Nous ne sommes pas les seuls, une équipe de publicitaires sont là aussi, attendant le bon rayon de soleil pour prendre deux mannequins attifées façon randonneurs old school en photo.

Mais les invités les plus notables se sont alors signalés à nous: du coin de l’œil il me semble apercevoir un kéa se poser un peu plus loin, dans des arbustes. On y va aussitôt, pour découvrir ce chenapan perché sur les sacs que des randonneurs avaient laissé quelques instants. Il essayait de les ouvrir pour prendre de la nourriture. Séance photo, et puis dépité, il va se poser un peu plus loin, vers les modèles (je crois que les photographes ont eu la photo qu’ils voulaient, avec le kéa en prime !) On redescend aussi, juste à temps pour voir le kéa s’emparer du paquet de chips ouvert d’une randonneuse qui le nourrissait (la vilaine, c’est pourtant interdit !), en s’en aller au loin en éparpillant les chips un peu partout. Un autre kéa arrive, puis un troisième et le premier fini par revenir, on a donc eu le temps de les photographier en long, en large et en travers, surtout qu’ils ne sont pas timides ! Pour les appâter, Mathieu a laissé son sac posé sur un rocher et on s’est éloigné de deux mètres : un kéa a rappliqué dans les dix secondes qui ont suivi.

On est finalement redescendu et sommes retournés à notre auberge à Wanaka. Nous y découvrons alors que sur les deux chambres doubles réservées, l’une est situé dans une petite cabane, un peu à l’écart, et s’appelle « la chambre de l’amour », ou quelque chose dans ce goût là. En effet, un gros bisounours nous attends sur le lit, ainsi qu’un jeu de cartes pour les couples ( avec des questions du genre « qu’est-ce qui te fait craquer chez une fille ? ), et surtout, un kamasutra ;) Mais pas illustré :(

Les photos.

Dimanche 19/12 – Franz Josef : Ce matin, le ciel est gris et la pluie est annoncée dans la journée, mais on espère bien y échapper car nous partons de l’autre coté des Alpes, sur la côte Ouest. Malheureusement les nuages sont des deux cotés du massif et arrivé à Franz Josef, une ville au pied de l’un des glaciers les plus bas du monde, au milieu de la forêt humide, il pleut des trombes d’eaux. On rejoint donc piteusement notre hôtel et limitons nos activités de la journée à trier des photos, lire et rédiger des articles pour le blog (et oui, ça m’a pris du temps de vous pondre tout ça et c’est pas fini !). On espère que le temps sera un peu meilleur demain, comme ça on écourtera le programme de demain pour se donner une chance de voir les glaciers.

Lundi 20/12 – Punakaiki : Malheureusement, le ciel n’est pas avec nous, et le temps est aussi mauvais, voir pire, que hier. On reprend donc la route en direction des Pancake Rocks, en espérant que ça se lève d’ici là. En route, on s’arrête à Hokitika, une ville réputée pour l’abondance de Pounamu, la jade. On visite quelques artisans sculpteurs, puis on va au Gorges d’Hokitika, censées être bleu tekapo. Malheureusement, avec toute cette pluie, l’eau est boueuse, et seul le ciel grisâtre s’y reflète. On reprend donc la route, et on s’arrête cette fois ci à Greymouth pour y visiter la brasserie Monteith. C’est une bière très connue en Nouvelle-Zélande, mais la visite est décevante. Arrive alors la dégustation, et on redouble d’espoir ! Mais la bière n’est pas terrible et le seul intérêt est de pouvoir tirer soit même une bière de son choix.

On repart donc encore une fois, pour s’arrêter aux Pancake Rocks . Le temps n’est pas superbe, mais au moins il ne pleut plus, et donc on fait la petite ballade qui mène aux Pancakes, en gardant un œil sur le ciel. C’est toujours aussi beau, même si cette fois la marée est basse et qu’il y a moins de soufflets. On se retrouve encore avec une pelletée de photo toutes plus belles les unes que les autres, encore du tri en perspectives ! En on repart, pour la dernière fois, jusqu’au notre backpacker, Te Nikau. On y était déjà venu une fois, on avait eu un bungalow pour nous tout seul ; mais cette fois ci on doit partager un bungalow de deux chambres de trois, avec un autre couple. On s’installe donc, puis on part sur la plage, en pensant bien cette fois-ci à emporter l’apéro. C’est toujours aussi beau et paisible, et on reste un moment à profiter du lieu. Puis, de retours au bungalow, on constate que le couple n’est toujours pas là. On mange, et puis… à 9h on décrète que le couple ne viendra pas, le bungalow est donc à nous tout seul ! On squatte la deuxième chambre et profitons pleinement du salon en bois très coquet pendant qu’une pluie battante tombe sur la forêt qui nous entoure.

Les photos.

Mardi 21/12 – Abel Tasman : Départ pour la côte Nord, au parc national d’Abel Tasman pour y faire un peu de kayak. Tout le long de la route, le temps est pluvieux, et on ne se fait pas trop d’espoir sur nos activités de la journée, quand, en arrivant à destination, les nuages se déchirent enfin et laissent place à un beau soleil. Ravis, on s’empresse d’aller louer des kayaks. Mais il y a encore trop de vent, et aucun bateau ne circulent de la journée, ni kayak, ni watertaxi pour récupérer les randonneurs au bout des chemins. On décide donc de faire une petite rando et de revenir sur nos pas quand on en aura marre. La ballade se déroule à l’ombre des fougères arborescentes, sous une chaleur humide qui nous fait vraiment regarder les plages avec envie. On fini par trouver une jolie crique, avec la mer bleue et le beau sable jaune, et on fonce dans l’eau ! On découvre sur la plage pleins de jolies étoiles de mer, qui sont emportées dans les vagues et cherchent un rocher où se fixer. Et puis, le temps passe et on repart pour rejoindre notre hôtel.

Les photos.

Mercredi 22/12 – Renwick : Nous voilà reparti pour une dégustation de vins kiwi dans la province de Malbourought, au nord de l’île du Sud. Le temps est plutôt beau, mais on ne trouve pas de vélos à louer à proximité des vignobles, et se rendons donc des uns aux autres en voiture. En tout, 5 caves ont étés testées, dont l’excellente George Michel que l’on connaissait déjà, et aussi une cave à champagnes. Tout est délicieux et le pleins de bouteille est fait pour le reste du voyage ! On déjeune sur à « La Véranda », le petit restau annexe à la cave de George Michel, et qui prépare des plats français : on choisit donc un plateau de pâtés, un plateau de fruits de mer, un plateau de fromage (oui, du vrai, importé de France ! J’en ai la larme à l’œil d’y penser), et puis un plateau de dessert, avec de la crème brulée (à dire avec l’accent anglais). Tout cela sur une jolie terrasse au bord des vignes, le rêve !

En fin d’après midi, après une pause à la Chocolate Factory pour faire le plein de leur délicieux caramel, on part pour Picton où notre ferry nous attends. En fait, c’est plutôt nous qui l’attendons vu qu’il part avec près d’une heure de retard, ça nous rappelle avec nostalgie la SNCF (ou pas). Le bateau remonte alors le Fjord de Queen Charlotte, sous une belle lumière de soleil couchant (alors pour ceux qui doute encore, le soleil se couche aussi à l’Ouest en Nouvelle-Zélande, hein !). Pour changer, Mathieu est malade ( je crois que je mérite un diplôme d’infirmière !) et on passe le voyage à se les geler à l’avant du bateau, tout en admirant la côte de l’île du Nord de plus en plus proche. On arrive de nuit à Wellington où l’on rejoint notre hôtel sans se tromper ne serait-ce que d’une seule rue (vous pouvez applaudir). C’est un immeuble entier qui sert de backpackers, avec tout un étage pour abriter la cuisine et le salon. Bien que très impersonnel, tout est propre et on passe une bonne nuit de sommeil.

Les photos.

Jeudi 23/12 – Parc national de Tongariro : On quitte Wellington en fin de matinée, après que Mathieu soit passé à l’ambassade pour essayer d’accélérer les manœuvres de renouvellement de son passeport (il l’a perdu lors de notre précédant voyage sur la côte Ouest). Le temps est beau, mais le route est longue et pas très jolie. On arrive en milieu d’après midi en vue d’un premier volcan, couvert de neige, le Ruapehu. Notre hôtel est au pied de ce volcan, et en arrivant on a le temps d’admirer aussi le cône parfait du volcan Ngauruhoe. C’est ce volcan qui a été utilisé pour faire le Mount Doom, la Montagne du Destin dans le Seigneur des Anneaux. On fait un petit arrêt en route pour voir la jolie cascade de Tawhai. Une fois installé dans nos chambres (petites, mais en bois, type chalets alpin), on va à l’office du tourisme pour se renseigner sur la rando que l’on a prévu demain : la célèbre Tongariro Alpine Crossing, que l’on dit l’une des randos d’un jour les plus belles au monde. Mais là, c’est le drame ! Pour demain, la météo, si clémente aujourd’hui, nous promet du vent, beaucoup de vent, du brouillard et de la pluie. Hors de question de faire la rando, qui est très exposée, et qui de toute façon perdrait tout son intérêt dans le brouillard. De toute façon, nous sommes dépendant des navettes qui viennent nous chercher à la fin de la rando pour nous ramener à notre voiture, et demain, aucune ne circule à cause du temps.

On décide donc de faire une rando de deux heures pendant la soirée, tant que le temps est beau. On part donc le long des flancs du volcan, jusqu’à arrivé à la belle cascade de Taranaki, qui tombe du haut d’une ancienne coulée de lave. On pousse le chemin un peu plus loin, pour avoir un belle vue sur les deux volcans, et puis on rentre manger. Après le repas, on va profiter un peu des avantages de l’hôtel : un sauna nous attends au sous sol. On fini la journée par une douche froide, et puis au lit !

Vendredi 24/12 Parc national de Tongariro : On se lève le matin, pour aller vérifier la météo, mais le temps est vraiment trop mauvais, même pour faire une petite randonnée plus abritée. On passe donc la journée à faire des courses, lire, et puis préparer le repas de Noël !

Le soir, on commence les entrées : asperges, huîtres (j’aime toujours pas), hummus, clams (des coquillages d’ici), et caviar d’algues : on a cru acheter des œufs de lompes mais en fait ce sont des petites boules d’agar (cette drôle de substance que l’on fait avec une algue), aromatisées de façon à ressembler aux œufs. C’est plutôt bon même si on a été surprit en découvrant la composition !

En regardant par la fenêtre, on constate que le brouillard s’est levé, et on décide de faire un trou normand-randonnée, pour profiter de la vue. Mais le soleil descend vite et on fait donc au pas de course une petite ballade qui surplombe le village et offre une vue superbe sur les volcans, la Ridge Track. On redescend avant la nuit, pour continuer notre repas, avec de l’agneau de Nouvelle-Zélande, des haricots verts et des kumaras, des sortes des patates douces d’ici. Vient ensuite un peu de fromage bleu que l’on a acheté à prix d’or (50€ le kilo!!), mais un Noël sans fromage n’est tout simplement pas concevable, n’est-ce pas ? Et enfin, le dessert, un tôt-fait aux abricots secs. On est loin des 13 desserts de Provence, mais on n’a plus très faim de toute façon… On s ‘échange nos cadeaux, un livre d’héroic-fantasy pour moi ( que Mathieu m’emprunte aussitôt car il n’a plus rien à lire, c’est pas une honte de faire des cadeaux intéressés comme ça?) , une tondeuse pour Mathieu (ce n’est pas un cadeau intéressé, non, je ne vois pas de quoi vous parlez !) un T-shirt de Nouvelle-Zélande et une invitation au restau pour mon père. Et bien sur, on a déjà profité de notre cadeau de Noël en sautant au dessus de Queenstown ! Et puis, au lit, car demain le temps est meilleur et j’ai pu réserver une navette pour faire la Tongariro Alpine Crossing.

Les photos.

Samedi 25/12 – Tongariro Alpine Crossing : On se lève de bonne heure pour se rendre au départ de la rando. Au passage on véhicule un autre français de nôtre hôtel qui veut faire la rando aussi. Le départ est agréable, dans une plaine le long du Mont Doom. On voit bien les longues coulées de lave, mais malheureusement le volcan est voilé derrière des nuages bas, même si on devine sa masse imposante au dessus de nous. On fait la connaissance des deux canaris, deux japonais vêtus de cirés jaune fluo, qu’on peut voir de très, très loin. Ils seront sur toutes nos photos, bien malgré nous ! Puis on commence l’ascension sur les «  Devil’s Starcaise », les escaliers du Diable. On sait pas si le nom vient du fait qu’ils mènent au cratère rouge, la porte de l’enfer ou simplement qu’ils sont bougrement raides ! Mais en montant, on se retrouve dans les nuages du Mont Doom, et c’est le brouillard complet. On ne voit pas à 10 mètres. Arrivé au col on marche longuement dans un replat désolé, couvert de pierrasse ; on se croirait perdu sur la Lune ! On commence un seconde ascension, plus exposé au vent et à la pluie qui nous gèle le visage. On croise des gens qui redescendent vers le parking, dont certains en courant… On fini par recroiser le français que l’on avait amené, qui nous dit que le vent est vraiment trop fort en haut et qu’il pensait rentré (mais nous sommes sa voiture…) Le vent étant dans notre dos, on décide finalement de continuer encore un peu ensemble pour voir ce que ça donne, et éventuellement de revenir sur nos pas. Le brouillard est tel qu’on pourrait bien marcher en plein Paris, on ne verrait pas la différence. On arrive alors au bord de ce que l’on devine être le cratère rouge, mais on n’en voit même pas le fond, ni l’autre coté tellement il y a de brouillard. Comme le vent s’est un peu calmé, on fini par arrivé au sommet, gelés ! De toute façon faire demi tour aurait été encore pire, car on aurait alors eu le vent et la pluie de face. Une fois en haut, il faut vite repartir car il fait vraiment trop froid (ben ouais, c’est Noël !). On descend un peu jusqu’à ce que l’on aperçoive, sur notre droite, un brouillard vaguement plus bleu qu’auparavant. On en déduit que ce soit les fameux lacs turquoises qui font la célébrité de cette randonnée. On décide donc de piqueniquer ici vu qu’on est à l’abri, et puis on prie très fort pour que le brouillard se lève pour que l’on puisse voir ces lacs !

Et à la fin du piquenique, les deux lacs nous apparaissent de plus en plus clairement, jusqu’à ce qu’on puisse en voir un troisième plus bas, et puis… toute la vallée en face de nous apparaît alors ! La vue est éblouissante, le soleil brille, les lacs sont d’une couleur superbe, les fumerolles fument (et puent) et l’on voit au dessus de nous le cratère rouge. C’est tellement beau qu’on décide de remonter péniblement la pente de gravillons pour profiter de la vue au sommet. Une fois en haut on voit vraiment bien le cratère et les trois lacs, ainsi qu’un autre lac un peu plus loin, et puis à l’horizon, on peu voir le lac Taupo, le plus grand de Nouvelle-Zélande. En contrebas, une vallée complètement désolée s’offre à nous, qui a servit pour le tournage du Mordor dans le Seigneur des Anneaux. La route par laquelle on est arrivées nous est toujours masquée par le brouillard, mais le Mont Doom daigne nous apparaître quelques secondes. L’activité volcanique se remarque surtout par les innombrables fumerolles et la drôle de couleur des lacs, mais aussi par la chaleur du sol ; il ‘est pas brûlant mais on dirait qu’il a chauffé quelques heures au soleil (alors qu’on est bien placé pour savoir que non). Après moult photos et après avoir renoncé à avoir les trois volcans (Tongariro, Doom et Ruapehu) sur la même photo à cause de quelques nappes de brouillard persistantes, on continue la marche, en direction du lac bleu (ils ne se sont pas foulés pour les noms…). On commence alors à redescendre le long d’une pente couverte de tussoc, avec d’autres fumerolles. La descente est très longue, mais nous finissons par arriver dans une très belle forêt, avec pleins de fougères différentes. La forêt est aussi longue à traverser, mais nous arrivons enfin au parking, à temps pour la navette. Une fois de retour à la voiture, on peut voir que le Mont Doom est complètement dégagé et l’on décide d’ouvrir une bière et de la savourer devant la vue. Et puis on fait la route qui nous reste pour aller à Rotorua, où nous devons passer la nuit.

Les photos.

Dimanche 26/12 – Rotorua : Ce matin on est encore levé tôt, car nous avons rendez-vous à 10h avec un geyser. Il y en a plusieurs dans la région, et nous avons choisit de voir le Lady Knox, qui se réveille tout les jours à 10h15. Ce n’est pas le plus grand, mais le plus grand est très touristique, coute bien plus cher et en plus il y a des danses maoris et tout le tintouin attrape-touriste avec, qui ne nous intéresse pas. Bref, nous sommes là-bas à temps, et pouvons choisir nos place avec soin dans l’amphithéâtre afin de voir au mieux le geyser. À 10h15, un homme s’approche du geyser et nous raconte un peu son histoire, avant de mettre une sorte de savon dans la cheminée. L’eau se met alors à mousser et à bouillonner, tandis que le gars reste tranquillement à coté (on a vraiment cru que ça allait lui péter à la gueule ! ) Et puis l’eau monte, monte, monte, jusqu’à faire une grande colonne d’eau fumante qui s’élève de 3 à 10m.

Pour la petite histoire, le geyser a été découvert par les bagnards qui travaillaient alors à planter une forêt. C’était alors une simple piscine d’eau chaude. Les prisonniers ont alors eu l’idée de faire leur lessive dans cette piscine, pour ainsi éviter de brûler du bois pour chauffer l’eau nécessaire. Ils mirent alors leurs affaires, puis les savonnèrent, et les remirent dans l’eau. Mais le savon et l’eau sulfureuse réagisse pour créer une réaction exothermique : la piscine se met à bouillonner, puis des litres et des litres d’eau en jaillissent brutalement, emportant au loin le linge tandis que les prisonniers se sauvaient de l’autre coté.

Après avoir photographier Lady Knox en long, en large, en travers, et en hauteur, on va voir le parc géothermal de Wai-O-Tapu, dont faire partie le geyser. C’est une petite ballade de 2h au milieu de diverses curiosités géologiques : des cratères sulfureux, de la boue bouillonnante, de l’eau noire ou verte, des fumerolles… Les principales attractions sont « la palette de l’artiste », un lac avec plusieurs couleurs, allant du vert au orange en passant par le bleu, le noir et le jaune. Il y a aussi « la piscine de champagne », un lac vert émeraude bordé d’orange vif, dans lequel pétillent des milliers de petites bulles. Le problème, c’est qu’il y a beaucoup de vapeur ce que le rend dur à photographier ! Le lac est extrêmement profond, même s’il n’en a pas l’air, car c’est un ancien cratère de 62m de profondeur ! Il ne vaut mieux pas s’y baigner car l’eau est à 74°C en surface, et bien plus au fond (plus de 100°C car les éléments chimiques qu’elle contient lui permette de devenir très chaude sans bouillir). Et il y a enfin « le bain du Diable », un petit lac avec une couleur incroyable, entre le jaune et le vert fluorescent. On se croirait à la sortie d’une truc nucléaire-chimique pas net, mais ce sont juste les éléments qui s’écoulent de la Piscine de Champagne qui se mélangent à d’autre pour donner cette couleur.

Après un piquenique à l’ombre d’un joli parc, et après avoir vu un lac de boue bouillonnante, on veut faire LA plus grande attractions de Rotorua : se baigner dans des sources d’eaux chaudes. Mais comme on aimerait bien éviter les grands centre thermaux pleins de petits vieux, on fini par dénicher dans mon guide une petite indication, vers des sources naturelles, non exploitées. On trouve le chemin, et on longe une petite rivière puis arrivons au bord d’une large vasque d’eau, en dessous d’une petite cascade. Comme tout le monde est là, on suppose que la source doit être dans la vasque, et on se dépêche de se mettre en maillot. A peine le pied dans l’eau, surprise : on s’aperçoit que la rivière entière est chaude ! L’eau doit bien être à 40°C, et ça tout du long. C’est vraiment le pied. La cascade fait en plus un spa-jacuzzi naturel des plus agréables ! Mais on bout d’un moment il faut bien nous remettre en route, en direction de la Péninsule de Coromandel.

Les photos.

Lundi 27/12 – Coromandel : Aujourd’hui nous allons à la plage ! D’assez bonne heure, pour éviter l’afflux de touristes, nous nous rendons à la très célèbre Cathedral Cove (la Crique de la Cathédrale). Après une petite ballade de 30min à l’ombre des pins et des fougères arborescentes, nous arrivons à cette magnifique plage de sable blanc bordée d’eau turquoise, entourée de grandes falaises, sur lesquelles poussent de jolis arbres, qui font des pompons rouges, que l’on appelle ici arbre de Noël. La plage est reliée à l’autre plage par un tunnel naturel dans la roche. On bombarde l’endroit de photo et puis profitons du cadre pour faire une petite trempette. L’eau est fraiche, ça nous change d’hier, mais bon c’est agréable de se baigner tandis qu’en France il neige ! On découvre un peu plus loin sur la plage une petite cascade, parfaite pour se rincer de l’eau salée. On repart finalement peu avant midi, et en chemin cette fois nous nous arrêtons dans les autres criques, très jolies aussi. On fini par une ballade sur la grande plage qui longe le village d’Hahei, où nous pouvons admirer les très vieux tracteurs qui servent à remorquer les bateaux. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et nous repartons pour aller à Auckland, la capitale économique de Nouvelle-Zélande. En route on s’arrête pour voir les célèbres fresques murales de Takitaki, tout en mangeant une délicieuse glace.

Les photos.

À Auckland, mauvaise surprise, j’ai par erreur réservé un hôtel plutôt qu’un backpacker : il n’y a pas de salles collectives, et surtout pas de cuisine. Qu’à cela ne tienne, nous allons manger dans un japonais où la nourriture arrive sur un tapis roulant, dans des petites assiettes. La couleur de l’assiette détermine le prix de ce que l’on mange, et pour l’addition la serveuse vient compter les assiettes que nous avons empilées. Après un petit tour dans la ville, on retourne à notre hôtel car mon père se lève de bonne heure demain pour prendre son avion. Nous nous disons au revoir ce soir, car demain une navette vient le chercher à 5h du matin devant l’hôtel.

Mardi 28/12 – Auckland : Aujourd’hui, le mauvais temps nous empêche de visiter la ville, et notamment les nombreux cratères qui l’entoure (une cinquantaine). On se contente de bouquiner et écrire, avec une petite sortie jusqu’au cinéma le plus proche, pour voir le film TRON, dont la BO a été composée par le groupe français Daft Punk. C’est aussi aujourd’hui que l’on apprend qu’un nouveau séisme a frappé Christchurch. De magnitude 4.9 seulement, il n’aurait pas été particulier si son épicentre n’avait pas été localisé en plein cœur de la ville. Il n’y a pas eu de morts mais de nombreux bâtiments se sont écroulés, et tout le reste du voyage on s’est demandé dans quel état on retrouverait la maison !

Les photos.

Mercredi 29/12 – Russel : Nous quittons Auckland sans regret, pour nous rendre au bord de la Bay of Islands, la baie des îles. Nous ne prenons pas le chemin le plus rapide (route + ferry) mais une petite route assez jolie, plus longue. Malheureusement le temps n’est pas avec nous, et des nuages bas gâchent le charme des nombreuses petites baies et îles de la côte. On peut quand même faire quelques arrêts, notamment une petite promenade dans la forêt où nous côtoyons pour la première fois de près des kauris. Ce sont de très beaux arbres, plus ou moins vénérés par les maoris. Ils ont la particularité d’être des conifères à feuilles, et non pas à aiguilles.

Arrivés à Russell, nous découvrons avec joie notre backpacker : c’est en fait une petite maison avec deux chambres seulement. Le propriétaire, Ron, est très gentil. Nous faisons la connaissance de nos colocataires, un couple d’américains super sympas qui ont emménagés il y a un an à Auckland. Nous allons ensuite boire l’apéro en bas du jardin, au bord de la mer, ou plutôt de la mangrove. Le lieu est calme et paisible, et le soleil pointe finalement son nez, c’est agréable de se relaxer !

Les photos.

Jeudi 30/12 – Russel : Aujourd’hui nous voulions faire une petite rando vers un ancien site maori destiné à la chasse aux baleines, mais une fine bruine tombe sans discontinuer, et le brouillard n’est pas loin, ce qui nous décourage. On opte donc pour une petite marche sur la plage, sans trop s’éloigner de la voiture en cas d’averse. Mathieu ramène pleins d’oursins, et on voit par terre des cadavres de petits oiseaux, on dirait des bébés pingouins (bouh trop triste !). Vers midi, alors que la pluie forcit, on retourne manger au chaud à l’auberge. Vers 3h le temps s’arrange un peu et prenons alors les kayaks prêtés par l’hôtel pour aller découvrir la mangrove de plus près. On a oublié de se crémer et on est revenu avec des coups de soleils sur les tibias, mais par sur les mollets, c’est assez moche ! Après une bonne douche (Mathieu est tombé dans l’eau ! Bon il faut dire que son kayak n’était pas stable du tout, et j’ai bien failli y passer aussi en l’aidant à remonter!), on passe la soirée en compagnie des américains avec lesquels on échange nos impressions sur la Nouvelle-Zélande.

Pas de photos ce jour là !

Vendredi 31/12 – Cape Reinga : Nous quittons avec regret notre jolie auberge, pour nous rendre à la pointe Nord de la Nouvelle-Zélande, le Cape Reinga. On passe par la route rapide cette fois, et traversons le bras de mer qui nous sépare de Pahia en 10min de ferry. La route est censée être jolie, mais le temps pluvieux gâche tout, une fois de plus. On s’arrête quand même à la Ninety Miles Beach (la plage de 90 miles, soit 150km). Il est possible de la parcourir en voiture, mais il est conseillé d’avoir un 4×4, et on n’ose pas s’y risquer. Beaucoup de gens se sont fait ensabler et on ensuite vu leur voiture se faire engloutir par la marée montante ! On fini par arrivé au Cape en début d’après midi, et le temps s’est un peu amélioré. C’est très beau et sauvage (malgré les hordes de touristes), et on se croit vraiment au bout du monde ! En fait le Cape Reinga n’est pas la pointe la plus nordique de Nouvelle-Zélande, c’est le cape Nord qui a cet honneur, à 5km près. Mais il n’est accessible qu’après plusieurs jours de randonnée ! Le Cape Reinga est un haut lieu de culte maori, car c’est par là que les âmes des défunts rejoignent leur terre d’origine. A l’extrême pointe du cape se tient un arbre, complétement tordu, qui pousse sur un rocher. Il a plus de 800 ans. C’est par cet arbre, le long de ses racines, qui s’en vont les âmes des maoris.

Nous revenons en nous arrêtant sur une plage de la côte Est, couverte d’un sable très blanc. Nous sommes situés non loin des dunes avec le sable le plus pur en silice au monde, d’où l’extrême blancheur de la plage. On s’arrête aussi dans une boutique d’artisanat du bois de kauri, pour y voir son attraction principale : un escalier creusé à l’intérieur d’un immense kauri. Les arbres utilisés ici ont parfois jusqu’à 50 000 ans, ils ont étés retrouvé bien conservés dans des marécages. Le bois de kauri est très beau, avec un belle couleur et de beau motifs ; on dirait un peu de la loupe. On rentre en longeant la côte Est, mais le temps redevient gris, et l’on ne profite pas des jolies baies que l’on longe. On arrive en soirée à Whangaroa, dans la baie du même nom. On rencontre tout de suite un autre français, puis encore un couple de français. On se prépare un bon repas, on discute en attendant minuit, et à 11h on va prendre les clefs du jacuzzi… On prend la bouteille de champagne et allons nous plonger tout les deux dans l’eau bien, chaude avec vue sur la baie (bon, d’accord, c’était la nuit et on ne voyait rien). A minuit, on ouvre la bouteille et buvons notre petite coupe de champagne dans le jacuzzi… Je me suis vraiment crue riche ce soir là ! Vers une heure on fini par sortir de l’eau, et ne trouvant personne pour finir la bouteille avec nous, on va se coucher.

Les photos.

Samedi 01/01 – Retour à Auckland : Le temps est meilleur aujourd’hui et en partant on peut admirer la baie où l’on a dormi et faire un peu de route panoramique. On se dirige ensuite vers la côte Ouest, histoire de changer de chemin pour rentrer à Auckland. En route on s’arrête pour voir le plus grand Kauri de Nouvelle-Zélande, Tane Mahuta, le Dieu de la Forêt selon les mythes maoris : 51m de haut, pour 13,8m de circonférence. On va aussi voir Te Matua Ngahere, le Père de la Forêt, qui est moins haut (30m) mais plus large (16,4m de circonférence), et les 4 sœurs ( 4 kauris côte à côte). On s’arrête aussi sur la plus grande plage carrossable de Nouvelle-Zélande, mais un ruisseau trop profond pour Son Altesse (la voiture) nous empêche d’aller y faire nos traces de pneus. De retour à Auckland, on essaie de voir deux amies de Christchurch venues passer le Nouvel An à Auckland, ainsi que le couple d’américains, mais ils ne sont pas remis de la soirée d’hier !

Les photos.

Dimanche 02/01Mont Taranaki : On part de bonne heure pour avoir le temps de faire une rando au Mont Taranaki, à l’ouest de l’île du Sud. Après de longues heures de route, on aperçoit enfin sa silhouette majestueuse au loin. Géologiquement, c’est le le petit frère de deux autres volcans, Kaitake et Pouakai éteints et érodés désormais. D’après la légende maori, ce volcan vivait avec la tribu de volcans du parc national du Tongariro, et était l’amant de Pihanga, l’amoureuse du Mont Tongariro. Surpris ensemble, Taranaki dû partir. Mais il trébucha dans une fissure de la Terre, la rivière Wanganui, et tomba là où il se trouve actuellement. Il reste ici seul et majestueux, cachant parfois (souvent) son visage derrière un nuage de larmes.

On arrive à ses pieds, et décidons d’une rando de quelques heures. La pente est raide, et quand on sort enfin de la forêt, on est déçu car le volcan s’est drapé dans ses nuages ! On tente un peu plus loin, mais on redescend finalement plus vite que prévu. La vue sur la vallée n’est pas terrible (c’est tout plat), et puis on voit pas le volcan (déjà parce que c’est du brouillard, mais aussi parce qu’on est dessus…). On repart dépités pour New-Plymouth, à quelques kilomètres de là, sur la côte, pour y passer la nuit. En soirée, nous somme allée prendre l’apéro sur un piton rocheux qui surplombe la ville et offre une vue superbe du volcan (désormais dégagé, sale bête). Ce piton, ainsi que les « pains de sucre » à ses côté, seraient les ultimes vestiges d’un quatrième volcan.

Lundi 03/01Mont Taranaki : Ce matin nous faisons une randonnée, non pas sur les flancs du Mont Taranaki, mais sur le Pouakai, l’ancien volcan, afin d’avoir une plus belle vue de Taranaki. La ballade n’est pas très agréable, avec une longue partie dans la forêt, et le chemin en mauvais état, mais nous finissons par arriver à un gîte, où nous nous arrêtons afin de piqueniquer à l’ombre. On rencontre ici encore une française, très sympa, avec qui nous discutons longuement, et qui nous offre le thé. On reprends notre marche pour une petite demi-heure qui nous amène au bord d’un étang bordé de tussocs, reflétant la superbe montagne. Après moult photographies, on redescend, mais comme l’après midi n’est pas trop avancé, on décide de faire un petit détour avant de rentrer, pour aller tester une microbasserie, ma foi pas mal du tout !

Les photos des deux jours.

Mardi 04/01 – Wanganui  : Aujourd’hui c’est la dernière étape touristique de notre voyage. On voulait à l’origine voir la rivière Wanganui, réputée magnifique, mais c’est en fait très difficile d’accès, et il aurait fallu rester au moins 3 jours pour en profiter. On se rabat donc sur la ville de Wanganui, où nous devons dormir. On commence par visiter un joli parc, où il y a de nombreuses espèces d’oiseaux (canards, poules d’eau, cygnes, mais aussi cygnes noirs, et surtout des pukeko, un bel oiseau bleu au bec rouge endémique). Il y a aussi au milieu du lac, une fontaine qui s’active grâce à une machine à sous (comme pour les distributeurs de boisson, un distributeur de fontaine quoi !). Dans le guide ils disent que c’est un geyser, mais j’ai des doutes…

Nous sommes ensuite monté sur une tour qui surplombe la ville, depuis laquelle on peut voir, par temps clair, les volcans du Tongariro Parc et Taranaki, voir même l’île du Sud. Comme vous connaissez notre chance avec le temps, vous devinez que l’on a rien vu de tout ça ! On décide finalement de se rabattre sur une petite baignade à une plage proche, et de rentrer à notre backpackers, où l’on peut lire sur les hamacs au milieu d’un très joli jardin.

Les photos.

Mercredi 05 et jeudi 06 /01 – Wellington – Christchurch : On rentre enfin chez nous, après une dernière étape à Wellington pour prendre le ferry et refaire le passeport de Mathieu (ah ben non en fait, l’ambassade de France ferme à 13h30….l’administration française reste la même, même à l’autre bout du monde!). La maison est toujours debout malgré le séisme, c’est un vrai plaisir de retrouver son chez-soi après toutes ces aventures !

Merci d’avoir eu le courage de nous lire jusqu’ici, j’ai vraiment essayé de résumer, mais c’est pas facile ! Et aussi faites attention, ce n’est pas parce que vous êtes en France que je vous dispense de nous donner des nouvelles !

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8 réponses à “Road-Trip Noël

  1. Silvestre Herve Nath

    Coucou les amoureux,
    De la provence on vous envoie nos voeux de bonheur .
    C’est trop beau, ca fait trop rêver. Les paysage sont à craquer.
    On vous embrasse très fort.
    Nat, Hervé

  2. Vos photos sont magnifiques, et les paysages superbes.
    Certaines images me rappellent incroyablement l’Islande. Ce pays est aussi d’une beauté à couper le souffle, je vous le recommande pour votre prochain voyage
    Lucie, une internaute anonyme

    • Merci beaucoup pour le compliment et le conseil. Malheureusement, les voyages ne sont, pour le moment, pas à l’ordre du jour. Mais dès que l’on aura moins d’obligations, l’Islande sera surement l’une de nos options :)

  3. Bonjour,

    Vos photos sont vraiment magnifiques et donnent envie !!!
    Nous sommes deux étudiantes française, nous allons faire un stage à partir d’Aout prochain en nouvelle Zélande. Durant le mois de Janvier, nous comptons effectuer un Road Trip dans tout le pays. Avez-vous le temps de nous répondre à quelques questions ? Nous souhaitons avoir une idée du coût qu’un tel voyage peut avoir, les logements et moyens de transports les plus adéquats… Vous pouvez contacter Rozenn au mail suivant: rozie229@hotmail.com

    Nous vous remercions d’avance,
    et encore bravo pour les photos

    Rozenn et Camille.

  4. J’ai tout lu tout regardé jusqu’au bout !! Merci beaucoup, c’était très intéressant et bien écrit, je pense avoir assez de notes pour me passer du lonely !^^ Bon par contre Elise, comme tu es ma sœur et fille de gros buveurs, tu sauras qu’il est banni au nom des viticulteurs champenois, d’appeler un vin pétillant de NZ ou d’ailleurs, du Champagne ! Le Champagne n’est produit qu’en champagne d’où l’AOC qui a pour but de protéger et d’éviter toutes falsifications. Un peu de respect pour ta patrie non de non !^^

    • Je sais, je sais, mais les kiwi n’en ont que faire ! Pour eux, c’est du vin et ça pétille = champagne. D’après mes souvenirs, ceux-là utilisaient quand même la vinification champenoise, bien qu’en effet ce ne soit pas le bon terroir. D’ailleurs, je me suis demandé si ils ont le droit de le faire, est-ce que l’AOC amène des restrictions jusqu’en NZ ?

  5. Non il n’y à pas de restrictions par rapport à ça; Tant qu’ils n’appellent pas ça du champagne, ils peuvent faire ce qu’ils veulent avec leur raisin. Par contre depuis peu il est interdit d’écrire sur l’étiquette  » méthode champenoise » pour indiquer le procédé de vinification mais « méthode traditionnelle, » pour les même raison de protections (bien qu’il s’agisse d’exactement le même processus de vinification qu’un champagne).

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